Bannie re aude2017

Billets de lynesis

Angie, 13 ans disparue... de Liz Coley.

 

Ma Note 4/5

Très bien ficelée !

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 


Angie, 13 ans disparue

Résumé éditeur : En camp de vacances, Angie, 13 ans, disparaît. Elle revient chez elle, persuadée de s'être seulement égarée quelques heures. En réalité, trois ans se sont écoulés. Trois ans sans le moindre souvenir, si ce n'est de profondes cicatrices aux chevilles et aux poignets, et une étrange bague à l'annulaire. Tout laisse à penser qu'Angela a vécu l'enfer. Mais que s'est-il réellement passé ? Et pourquoi a-t-elle tout oublié ?


 Extrait

         « – Tu crois que je vais retrouver la mémoire ? Longtemps, sa mère garda le silence. Angie se recula et capta son expression torturée, la tristesse dans ses yeux, une seconde avant qu’elle se ressaisisse.

         Puis elle dit :

– Pendant trois longues années, je n’ai eu qu’une idée : savoir ce qui t’était arrivé. Aujourd’hui... Pour être honnête, je me demande si j’ai envie que tu te souviennes...

            Là-dessus, nous sommes d’accord. » 

(Pages 58/59 )                                      


Mon Avis

Ce qu’il faut retenir : Angie revient au domicile de ses parents, persuadée de rentrer d’un séjour avec les scouts dans la forêt. Seulement, voilà trois années qu’elle était portée disparue. Que s’est-il passé ? Va-t-elle retrouver la mémoire ? Son esprit semble avoir volontairement fermé des portes qu’elle va devoir forcer si elle veut connaître la vérité. TOUTE la vérité...

Mon ressenti : 

Cela faisait un moment que ce livre était sur ma pile à lire. Après avoir lu Je t’ai Rêvé de Francesca Zappia, j’avais besoin de continuer à lire des histoires à suspense. L’idéal ? Un livre dans la veine des thrillers psychologiques. Ici, au résumé je pensais lire un thriller ou un drame comme Perdue et retrouvée de Cat Clarke que j’avais beaucoup aimé. Ma surprise fut telle avec Angie, 13 ans, disparue ...que j’ai dévoré le bouquin en quelques soirs. Je ne m’attendais pas à une telle plongée psychologique et tant mieux ! C’était si intéressant, original, quoique rapide dans sa résolution pour une maladie si profonde. Quoi, une maladie ? Non, je ne vous dirai rien. Les lecteurs qui ont lu cette histoire m’ont dit avoir beaucoup aimé, mais ont respecté mon temps de découverte. N’allez pas lire à la fin les remerciements de l’auteure, car elle en parle plus longuement. Je souhaite une découverte pour vous aussi, si vous n’avez pas encore ouvert ce livre.

Angie est une jeune héroïne qui a un trou de mémoire de trois années. Hier, elle était une enfant, aujourd’hui c’est une jeune femme avec des courbes et des ...cicatrices. Face au miroir, c’est un électrochoc, ses parents ne lui mentent pas, elle a bien disparu et à constater les dégâts sur sa personne, elle a forcément terriblement souffert.

Seulement son esprit est fermé. Au fil de la lecture, des indices qui ne trompent personne ni nous ni l’héroïne nous amènent à nous poser certaines questions sur la jeune femme. Aidée par une psychothérapeute, Angie va commencer des séances d’hypnose… la suite ? Je ne dirai rien ! Et pourtant, j’aimerais tellement développer. Disons que certains personnages dans cette intrigue vont être poignants, terrifiants, fragiles. J’avais déjà vu des films sur ce genre de sujet et à chaque fois je reste assez choquée de voir une telle complexité de l’esprit chez un individu qui a été maltraité. Ce livre parle d’un enlèvement, mais il va faire tomber bien des masques, l’horreur et le dégoût sont au rendez-vous. J’ai eu du mal avec certaines scènes, même si c’est du Young Adult, évoquer une action terrible même en nous épargnant les détails reste terrible parce qu’au-delà de notre imagination, il y a le fait que tout existe et tout est possible dans la nature humaine. Les infos télévisées nous jettent parfois à la figure sans nous préparer ce genre de travers de l'humanité et récemment les réseaux sociaux où vous lisez le statut d’un ami et en dessous le statut d’un journal de presse parlant d’un horrible drame. Le pire existe ce qui rend la lecture d’Angie 13 ans disparue triste, comme c’est de la fiction la résolution est plus « simple » heureusement pour mon cœur bourré d'empathie qui oublier parfois son bouclier.

En bref, j’ai beaucoup aimé cette histoire intéressante et originale, avec des rebondissements qui donnent un bon rythme tout au long du roman. C'est une belle surprise, il y a des passages tristes franchement douloureux qu’on n’arrive à gérer que par la distance comme l’héroïne elle-même. Quand on y repense, elle a trinqué la pauvre, c’est horrible, heureusement que la manière dont tout se passe est supportable. Je ne pensais pas garder dans ma bibliothèque un tel récit. Je le conseille ! 


Infos sur le livre

Angie, 13 ans, disparue ... de Liz Coley, 384 pages chez France Loisirs, sorti en 2013.  

 

Sites intéressants:

  • Site de l'éditeur: ICI
  • Leur facebook : ICI
  • Leur twitter : ICI
  • Page facebook de l'auteure: ICI
  • Son compte twitter : ICI
  • Son site officiel: ICI

​​

Cliquez et naviguez!

France Loisirs

Diptyque The Book of Ivy d'Amy Engel.

 

 4/5

* Pas mal ! *

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 

 


 TOME 1: The Book of Ivy 

The book of ivy tome 1

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? 

À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. 

Cette année, mon tour est venu. 

Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l'enfance. 

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. 

Née pour trahir et faite pour tuer... Sera-t-elle à la hauteur ? Book of Ivy est le premier roman d'Amy Engel, à la fois suspense insoutenable, dystopie cruelle et histoire d'amour torturée.

 


« Une fois Bishop parti, je me dirige vers le lit, les jambes tremblantes, et je m'affaisse doucement. J'appuie avec force les paumes sur mes paupières fermées. Je sens encore le poids des mains de Bishop sur mes épaules, le souvenir de ses pouces sur ma nuque. Je me force à me rappeler ce que son père a fait. Ce qu'il fait encore. Mais le contact de Bishop est doux, ses intentions bonnes. J'ai beau chercher, je ne trouve pas de sang sur ses mains. »

(Page 160)


Ce qu'il faut retenir de l'histoire...  

L'action se passe dans une petite ville post-apocalyptique de dix mille habitants séparés en deux suite à une révolte où deux camps se sont affrontés les Latimer et les Westfall. Les Latimer ont gagné et pour que cette paix soit préservée, chaque année, on unit un jeune du camp adverse à un autre côté Latimer. Cela remonte à deux générations déjà. Aujourd’hui, Ivy Westfall a 16 ans et c’est à son tour de s’unir, mais pas à n’importe qui puisqu’il s’agit de Bishop Latimer, le fils du président. L’occasion est trop belle pour les Westfall de se venger sur le passé. Ivy a donc pour mission d’assassiner Bishop dans quelques mois, le temps pour son père et la sœur d’Ivy d’organiser le renversement du pouvoir. 

Mon ressenti:    

Face à un petit blocage de lecture, j’ai sorti ce livre de ma pile à lire, espérant reprendre un rythme quotidien régulier grâce à cette dystopie. Je suis amoureuse du genre dystopie YA depuis tellement longtemps alors me plonger dans un de ces livres du genre me déçoit rarement. Celui-ci aura tout de même perturbé mon rythme puisque je l’ai englouti en une nuit. 

The Book of Ivy s’inscrit dans un décor classique apocalyptique. Un nouveau monde s’est reconstruit suite à de nombreuses guerres, presque un huis clos, car un portail encercle cette nouvelle nation aux nouvelles règles où le bonheur individuel n’existe pas. L'intrigue décrite plus haut et les décors sont classiques, il n'y a pas de surprises de ce côté-là.

Néanmoins, la dystopie est parfaitement respectée dans tous ses codes, notions de libertés individuelles, de libre arbitre, de choix, de reconstruction d’un système aux antipodes du précédent. On ne se marie pas par amour, mais pour le bien de la communauté, tout doit être fait pour préserver la paix et le bonheur n’est pas dans l’équation de cette réussite. J’ai eu du mal avec cette notion de mariage forcé, peut-être parce que c’est d’actualité, un fait qui existe toujours à notre époque. Mais le sujet était bien traité ici avec les violences conjugales. Intrigue totalement secondaire qui trouve pourtant une belle résolution. J’ai trouvé que l’auteure avait été plus loin que d’autres quant à montrer ce qu’était une vraie dystopie. Bref, j’ai pris mon pied, rien que pour ça !

Au-delà de mon amour pour le cadre, le style m’a énormément plu. Je n’aurai pas pu le dévorer en une nuit si l’écriture n’était pas fluide, si les descriptions n’étaient pas toutes réussies. Ce style m’a beaucoup fait penser à celui de Lauren Oliver (Délirium notamment), sa plume esquisse une certaine poésie même dans les scènes d’action. Il y a du travail derrière et je félicite l’auteure d’embarquer ainsi les lecteurs, dont son univers de la plus belle manière qui soit. Le choix percutant et sensible des mots m’a séduite.

Ivy. Cette héroïne, on ne peut que l’aimer. Quand on constate dans quelle famille étouffante elle a vécu. Totalement conditionnée depuis sa naissance par un père qui veut venger la mort de sa femme dont il accuse les Latimer d’en être responsable et une sœur Callie, insupportable, qui devait épouser Bishop. Comme cela ne s’est pas fait, il revient alors à la pauvre Ivy de les aider à renverser le pouvoir. On les voit la manipuler, notre Ivy, qui elle, ne cherche que leur amour. Elle aura été isolée, dressée à tuer et voilà pourtant qu’on assiste à une fleur qui va éclore grâce notamment à Bishop. J’ai apprécié voir cette jeune femme qui dit ce qu’elle pense, donc conditionnée mais pas bête notre petit Ivy. Elle n’a pas la langue dans sa poche, est volontaire et intuitive.

Bishop, fils du président, pourrait être une belle ordure, nous restons d’ailleurs méfiants tout le long du récit comme l’héroïne. On craint tout de lui et pourtant on ne s’attendait pas comme l’héroïne à autant de simplicité, de prévenance, d’attention. La romance qui s’installe est franchement très mignonne. Je ne vous en dirai pas plus sur ce personnage, je vous laisse le plaisir de faire sa connaissance. Ce roman m’aura énormément intriguée. Je me suis posé tellement de questions. Sur la famille d’Ivy, l’aiment-ils ? Ne voit-elle pas qu’ils la manipulent ? Sont-ils honnêtes ? Sur le président et sa femme, vont-ils faire du mal à Ivy, la dénigrer, la maltraiter ? Sur Bishop, cache-t-il une part sombre en lui ? Ne joue-t-il pas à un jeu ce fils de président ? N’est-ce pas une comédie que toute cette histoire de mariage ? Enfin, Ivy elle-même. Elle tombe amoureuse de l’homme qu’elle doit tuer, mais elle ne peut pas abandonner sa famille qui l'aime, elle le sait, elle ferait tout pour eux. Comment voulez-vous reposer le roman quand vous avez autant de questions qui trottent dans la tête ? Ainsi je l’ai dévoré, je sais la fin et maintenant je suis en train de lire le tome 2 je pense que je gâcherais le récit si je vous en disais plus sur tous les personnages. Que ce soit la famille d’Ivy, Bishop, les Latimer, je vous laisse découvrir leur cœur et la vérité. Je ne peux que vous conseiller cette lecture. J’espère de mon côté que le tome 2 est aussi bon, pour le moment j’aime beaucoup il me fait penser à Delirium 2 par certains côtés (une saga coup de cœur), mais je vous dirai ça quand j'aurai terminé ma lecture.   

 


TOME 2: The Revolution of Ivy 

The revolution of Ivy

Condamnée à l'exil pour ses crimes, Ivy se retrouve seule au-delà de la barrière qui protège les siens d'un monde hostile, dévasté par l'arme atomique des décennies plus tôt. Trahie par sa famille, abandonnée par Bishop, elle doit quitter Westfall et s'enfonce dans la nature sauvage et découvre qu'elle est habitée. Cette année, mon tour est venu. 

Mais la ville où elle est née se tord dans les convulsions d'un coup d'État, et le chaos ne tarde pas à régner. C'est un Bishop différent qui débarque dans le camp où Ivy s'est réfugiée, un Bishop qui a découvert, entretemps, plus d'une vérité. Il est temps pour la jeune fille de décider ce qu'elle compte faire : se venger ou... faire la révolution ? 

Le deuxième et dernier tome de la série The Book of Ivy clôt une saga dystopique où survie en milieu hostile, complots meurtrier et manipulations politiques se mettent en travers du chemin d'un duo à l'alchimie saisissante. Découvrez l'aventure finale d'Ivy, assassin devenue survivante !


 « Un jour, Callie m'a affirmé qu'on ne remporte pas de révolution sans sacrifice, et elle avait raison. Peut-être parlait-elle vraiment de guerre, mais ce sentiment s'applique tout aussi bien à ce qui se passe à l'intérieur de moi. J'ai énormément perdu, mais j'ai aussi gagné quelque chose. La vie de l'autre côté de la barrière me transforme. Pas en une autre, mais de nouveau en celle que j'ai toujours été et par Callie. Petit à petit, je me trouve.

Je redeviens Ivy. »


Ce qu'il faut retenir de l'histoire...  prochainement

 

Mon ressenti:    prochainement


 

The Book of Ivy, histoire écrite par Amy Engel, éditée chez Lumen : 

=> Tome 1, The Book of Ivy, 345 pages. Sortie le 5 mars 2015.

=> Tome 2, The Revolution of Ivy, 326 pages. Sortie le 5 novembre 2015. 

Il s'agit d'une duologie !

 

Sites intéressants: 

Sur l’auteure:

  • son twitter: lien
  • son site officiel: lien

 

Sur les éditions Lumen : 

 

Cliquez et naviguez!

Lumen

Un printemps avec T'choupi chez les Éditions Nathan (2016) !

 

AU PROGRAMME: 

* T'choupi fait du tennis. Personnage de Thierry Courtin. 

  Tchoupi n'a plus de tétine. 

* T'choupi, mon coloriage des jouets. 

* Mon livre de naissance avec bébé T'choupi.

* Chante avec T'choupi : "les petits poissons dans l'eau" mes premières berceuses" 1,2,3 nous irons au bois"


 

Lire la suite

Je t'ai rêvé de Francesca Zappia.

Note 5/5

* Troublant et bouleversant ! *

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 

 


Je t'ai rêvé

La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être « normale ».
- On joue au jeu des vingt questions ?
- OK , mais c'est moi qui les pose cette fois.
- Ça marche.
- Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.
Il esquisse un sourire et répond :
- Ne m'insulte pas.
- Est-ce que tu es vivant ?
- Oui.
- Tu habites ici ?
- Oui.
- Je te connais ?
- Oui.
- Est-ce que je t'ai rêvé ?


Un premier roman bouleversant par la jeune prodige de vingt-deux ans qui a conquis John Green (Nos étoiles contraires).


« J’ai passé les trois semaines qui ont suivi à faire des séjours à l’hôpital. À la fin de la deuxième semaine, je hantais plus souvent mon salon, mais la Fossoyeuse me bombardait de médocs comme si on était en plein Blitz. Je me réveillais tous les matins avec l’image du Miles sanglant gravée dans ma mémoire et chaque nuit je rêvais que j’étais plantée sur le sol du gymnase sur lequel s’étalait en rouge le mot “Communistes”, tandis que le tableau des scores de MCCoy gloussait sur le mur derrière moi. 

Plus rien n’était bon, ni au goût ni à la vue. Je ne savais pas si c’était à cause de moi ou des cachets (....) J’avais parfois l’impression que j’étais en train de mourir, que la terre s’ouvrait sous mes pieds ou que le ciel allait m’avaler tout entière. »

(Page 143/450)

=> Découvrez le début du roman: ICI


Ce qu'il faut retenir de l'histoire...   Alex a un but : aller à l’université. Or, elle ne sait pas faire la part des choses entre la réalité et les délires fabriqués par son esprit paranoïaque et schizophrène. En entrant dans son nouveau lycée, tout est chamboulé entre ses techniques pour différencier le vrai du faux qui s’avèrent peu fiables à la rencontre d’amis – les premiers-même d’un jeune homme qu’elle pensait avoir inventé quand elle était enfant. Elle ne sait plus ce qui est réel ou non, mais elle est bien décidée à être une adolescente comme tous les autres.

Mon ressenti:   

J’ai commencé ce livre alors que j’étais épuisée, en panne de lecture, mais la quatrième de couverture annonçait une lecture fluide, aérée tout en étant poignante. J’étais curieuse et tant mieux, car ce fut effectivement le cas : fluide et poignant. L’histoire est pleine de dialogues et le style « parler jeune » (abréviations et langage familier) a rendu léger le sujet grave qu’est la schizophrénie.

Voilà j’ai commencé mon avis.

Et pourtant, je n’arrive pas à continuer d’écrire tellement l’histoire me perturbe encore. Par où commencer ? Il faut que je raisonne alors que je frissonne de partout quand j’essaye de penser à tout ce qui m’a plu, quand je revois des scènes dans ma tête. Aux détails qui changent quand vous avez le final en tête…

Tout d’abord, le pitch pour ce roman est excellent : Alex, enfant, veut délivrer des homards dans l’aquarium d’un supermarché, un garçon aux beaux yeux bleus l’aide à les libérer. Un homard remercie Alex. C’était une hallucination : les homards sont toujours dans l’aquarium et pas sûr que le garçon ait été réel aussi. Ainsi est la vie d’Alexandra Ridgemont, le réel et le non réel sont emmêlés, rendant parfois impossible de différencier l’un de l’autre. Elle est schizophrène, voit des choses improbables sur fond de paranoïa constante, en plus d’être une adolescente, vous voyez le tableau ?   

Après l’histoire des homards, le récit continue à l’adolescence d’Alex quand elle intègre un nouveau lycée et tombe sur un jeune homme qui ressemble à celui qu’elle pense avoir réellement vu devant l’aquarium aux homards. Réel ou pas réel ? C’est à vous de le découvrir, à vous de suivre cette jeune femme et d’apprendre en même temps qu’elle ce qui fait mal ou non. Je ne dirai rien de plus sur sa maladie hormis un fait. Qu’elle prenne ou non des cachets ou photographie ce qu’elle observe pour essayer de différencier le vrai du faux, tout ceci ne suffit pas et c’est ce qui intensifie notre malaise. On est dans sa tête et à la fois spectateur de sa chute inévitable. Heureusement que c’est du young adult qui « édulcore » certaines vérités. (Dis donc je suis hyper énigmatique) L’auteure a très bien su parler de cette maladie sans nous forcer à plonger le nez dans un décor glauque, le sujet est traité avec subtilité et respect pour les vrais malades ce qui est appréciable.   

Il est rare que j’aie un coup de cœur si le style n’est pas classique, que voulez-vous, j’ai besoin de me nourrir de textes correctement écrits, je fronce les sourcils quand l’auteure se met à écrire comme on parle, ou plutôt comme un adolescent parle. Néanmoins, ici c’était nécessaire, cela nous rend très proche de l’héroïne, je suis totalement entrée dans son délire, si vous saviez comment ce livre me chamboule. Je trouve poignant cette manière de voir le monde, de marcher parmi les autres avec cette différence qui crée un fossé énorme.

Et la belle surprise dans tout ça, ce sont les rencontres avec d’autres élèves qui deviendront ses amis, malgré son énorme handicap, ses délires de tout instant (les communistes l’observent, sa mère a empoisonné son repas). Malgré sa paranoïa maladive, elle vit ce que toute adolescente lambda est en droit de vivre. Même une romance absolument mignonne entre deux personnages qui ont un caractère bien trempé. C’était si beau, si touchant, la bouffée d’air frais qu’il fallait. En effet, le drame est sur toile de fond, prêt à jaillir au premier plan doucement mais surement pour exploser à la fin, noyant le tableau dans le néant. La dernière partie m’a fait mal. J’en ai pleuré. J’avais compris certaines divagations, mais je n’ai rien vu venir pour d’autres et pourtant j’étais totalement investie à essayer de dénouer le vrai du faux. Je me suis sentie proche d’Alex, ses hallucinations, ses pensées, sa paranoïa. Elle est bouleversante.

Désolée de n’avoir pas su écrire un avis objectif, vous décrivant le nombre de parties (3), de vous parler des personnages secondaires (ils sont tous tip top), de donner mon avis pour l’intrigue sur le lycée (seul bémol, elle ne m’a pas passionnée, une histoire de panneau des scores). Je suis dans l’émotion, c’est aussi ça avoir un coup de cœur, manquer de mots et se laisser transporter par les sensations.  

En bref, ce livre m’a bouleversée, j’ai eu des insomnies, la boule au ventre ! Qui aurait cru qu’un jour je ne ferai pas attention au langage utilisé. Ce livre m’a fait un bien fou (sans jeux de mots) et pourtant il m’aura fait pleurer. Définir ce qui est réel ou non, vivre dans toutes ces vies enchevêtrées. Alex se voile la face, est dans le déni. Parler de la schizophrénie dans le YA, il fallait oser. Pari réussi. Panne de lecture terminée.


 

Je t'ai rêvé de Francesca Zappia, 450 pages, sortie le 12 Novembre 2015 chez Robert Laffont dans la Collection R.

Sur l’auteure :

  • son compte Instagram : ICI 
  • son twitter : ICI
  • son site officiel : ICI

 

Sur la Collection R :

  • Facebook de la collection : ICI
  • Site de la collection : ICI

 

Cliquez et naviguez !

 

La folie des imagiers chez les Editions Nathan !

 

AU PROGRAMME: 

* Kididoc : Mon Imagier de Pâques. Illustré par Nathalie Choux.

* Tourne Tire Pousse. Ma librairie animée. Illustré par Marion Billet. 

* Mes petits imagiers photos. À la ferme. Auteur : Dominique Leyronnas, pédiatre.

* Écoute les comptines du monde. Illustré par Marion Billet.


 

Lire la suite

Rosaces et Musiques chez les Éditions Gründ !

AU PROGRAMME: 

* Mes premiers airs de ROCK. Illustré par Aurélie Guillerey.

* Rosaces et Spirales du monde. Illustré par Gaëlle Souppart. 

  Rosaces et Spirales enchantées. Illustré par Sophie Rohrbach.

* Les comptines de Timoté de Emmanuelle Massonaud. Illustré par Mélanie Combes. 

* Mon petit Chopin. Illustré par Séverine Cordier.  

 


Mes premiers airs de ROCK. Illustré par Aurélie Guillerey.

Mes premiers airs de Rock.

Présentation: 

Avec ses puces sonores musicales, ce recueil est unique. Sur chaque page, l'enfant recherche dans l'illustration le petit bouton qui déclenchera la musique.
C'est au travers de grands tubes de musique rock réarrangés pour eux que les petits écouteront et découvriront leurs premières chansons d'Elvis Presley, les Beach Boys, les Rolling Stones, Bruce Springsteen, The Clash ou Nirvana !

Un livre sonore pour découvrir les premiers airs de Rock !

Dès 1an. 12 pages. Sortie le 17 mars 2016. 9.95€. Lien

Mon avis :  

Alors là les éditions ont eu une superbe idée ! Ma fille ADORE et je trouve extraordinaire que ce qui est pour nous ultra connu fasse bouger le popotin de mon bébé et de tous les bébés qui écoutent cet album. Le rock est intemporel ! Sans paroles, j’ai trouvé que c’était surprenant et pourtant on ne s’en lasse pas d'écouter ces extraits. 6 planches 6 morceaux à découvrir ! Des illustrations parfaites ! Vous ne serez pas déçus. Le seul bémol comme d’habitude c’est l’usure rapide des piles boutons, car quand un bébé aime, il active les puces tout le temps, c’est dommage qu’au bout d’un mois il faille changer les piles.  


Rosaces et Spirales du monde. Illustré par Gaëlle Souppart et Rosaces et Spirales enchantées. Illustré par Sophie Rohrbach.

Rosaces et Spirales

Présentation: 

Dans ces blocs, découvre un accessoire pour réaliser de jolies spirales et décorer 22 coloriages pour l'album sur les spirales du monde : les cinq continents, peuplés de motifs indiens, de masques africains et de jolies kokeshis et pour l'album des spirales enchantées : mondes peuplés de fées, d'animaux et de créatures enchantées . Les illustrations sont agrémentées de fonds colorés et, grâce aux découpes présentes sur toutes les pages, c'est facile d'afficher ses oeuvres les plus réussies.

6 ans et plus. 48 pages. Sortie le 5 avril 2016. 6,95€ Lien de la collection Temps calme.

extraits rosaces

Mon avis: 

Ce que j’aime avec les éditions Gründ, c’est leur créativité ! Si vous cherchez une activité du mercredi, c’est bien cette collection qu’il faut à votre enfant. Ici, c’est du dessin à l’aide de roues pour créer des spirales que vous posez sur des dessins magnifiquement réalisés. J’aime bien aussi écrire des petits mots dans l’espace pour placer les roues, on fait comme on veut après tout. Vous pouvez détacher chaque dessin, en faire des photocopies pour garder l’original, moi c’est ce que je fais. Les deux cahiers de dessin invitent au rêve et à l’imagination, il ne reste plus qu’à trouver de bons crayons de couleur. Je pense aussi acheter le cahier avec de la mosaïque, je suis fan ! Vous connaissez ? 


Les comptines de Timoté de Emmanuelle Massonaud. Illustré par Mélanie Combes. 

Les comptines de Timoré

Présentation: 

Avec ses puces sonores musicales, ce recueil est unique. Sur chaque page, l'enfant recherche dans l'illustration le petit bouton qui déclenchera la musique.
Des illustrations très tendres pour ce volume où, grâce aux puces sonores, on écoute avec le petit Timoté les grands classiques de comptines, rondes et chansons enfantines : Jean Petit qui danse ; Dans la forêt lointaine ; La Barbichette ; La petite hirondelle ; Il court, il court le furet ; Un kilomètre à pied.

Un livre sonore pour découvrir les comptines et chansons avec Timoté.

Jusqu'à 4 ans. 12 pages. Sortie le 10 mars 2016. 9.95€ Lien

Mon avis: 

Il a été difficile de prendre le livre des mains de ma fille tellement elle l’adore. Bon il se trouve qu’elle est fan absolue de « Jean petit qui danse » qui lui a appris à trouver son nez, sa bouche, ses yeux, ses oreilles, ses mains... bref Solène à 16 mois en connaît un rayon en anatomie grâce à cette comptine qu’elle connaît de Deezer. Alors retrouver sa chanson préférée, elle était ravie. Les autres chansons sont chouettes, les dessins sont mignons. Nous aimons beaucoup Timoté, c’est une découverte et je vais regarder à la librairie d’autres albums avec ce petit lapin. 5 chansons et 5 chorégraphies sont décrites pour mieux apprécier ce livre. Les paroles sont aussi écrites. L’accompagnement musical est doux, la voix de « Timoté » est à croquer, on adore ici ! Avec le livre sonore sur Noël, ce livre est un des préférés de ma petite Solène. 


Mon petit Chopin. Illustré par Séverine Cordier.

Mon petit Chopin

Avec ses puces sonores musicales, ce recueil est unique. Sur chaque page, l'enfant recherche dans l'illustration le petit bouton qui déclenchera la musique.
C'est la musique de Chopin que vont découvrir les petits au fil des pages de cet ouvrage : La Grande valse brillante ; La valse du petit chien ; La goutte d'eau ; Le papillon ; Nocturne et la Polonaise.

Un livre sonore pour découvrir les premiers airs de Chopin !

Dès 1 an. 12 pages. Sortie le 17 mars 2016. 9.95€ Lien

Mon avis: 

Je garde Chopin pour la fin de ce billet. Ah ! la valse du petit chien, il y en a une qui aime l’écouter plusieurs fois de suite ici ! Je suis étonnée de voir ce livre aussi bien marcher sur mon bébé comme sur tous les bébés. J’entends par là que la musique classique est essentiellement douce et calme, sans paroles bien entendu, quand on sait qu’un bébé est une vraie pile, qui change sans arrêt d’activité et pourtant ici, il reste concentré ! Ma fille aime, elle appuie sur chaque puce et active les morceaux de Chopin. Nous avons un piano, je ne sais pas si ça joue sans jeux de mots. Quand vous recevez de la visite, je ne vous raconte pas l’effet sur le visiteur de voir un bébé qui écoute Chopin. La classe totale ! :–p Je tiens à préciser que les illustrations sont parfaites. On peut décrire à l’enfant chaque scène, voyager dans le passé, il est captivé. Un beau petit livre réussi, je vous ai déjà dit que j'étais fan avec ma fille des livres sonores des éditions Gründ ? :-) 

Bonne découverte à vos tout-petits ! 

T'choupi vous attend chez les Éditions Nathan (hiver 2016) !

 

AU PROGRAMME: 

* T'choupi aime les bisous ! Personnage de Thierry Courtin. 

* Bébé T'choupi : Miam, mon biberon ! et Graouh ! Les animaux. 

* T'choupi, grand cahier d'autocollants. 

* T'choupi : C'est l'heure d'aller au dodo. 


 

Lire la suite

Piège dans les ruines d'Alice Adenot-Meyer.

 

Ma Note 4/5

Comme un souvenir/délire de mon enfance !

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 


Piège dans les ruines

Résumé éditeur : Pas cool, d’être une ado ! Vos parents vous envoient n’importe où en vacances, sans vous demander votre avis. Cette fois, Jeanne, parisienne de quinze ans, part chez une tante qui vit dans les Vosges avec sa famille d’attardés écolos. Et si ce séjour tant redouté lui réservait quelques surprises ? Les cousins ne sont peut-être pas si ploucs que ça, finalement… Leur ami Élias joue merveilleusement du piano, et les balades en forêt ne manquent pas d’attrait… Mais lorsque des événements inquiétants commencent à se produire dans les environs, les jeunes se trouvent entraînés malgré eux dans une aventure aussi excitante que dangereuse…


 Extrait

« Je me risque à regarder le garçon aux cheveux noirs. Son visage s'est éclairé comme un lac sous le soleil. Je frissonne. Quand il sourit, son expression change si radicalement ... c'est indescriptible. Nos yeux se croisent. Les joues en feu, je détourne les miens en vitesse pour les poser sur la toile cirée jaune à fleurs rouges. Je la fixe comme si je venais de découvrir un Van Gogh. Oh misère ! Dans quel pétrin suis-je en train de me fourrer ? » (Page 24, fin du chap. 3 )                                      


Mon Avis

Ce qu’il faut retenir : 

Jeanne, adolescente parisienne, part pour des vacances dans les Vosges chez une tante qu’elle connaît très mal. Bart et Christa, ses cousins, ont aussi invité un ami, Elias musicien tout comme eux. Quelques morceaux de musique, un peu de trempette dans la piscine d’un voisin et des promenades dans la forêt, finalement Jeanne ne s’attendait à tomber autant sous le charme. Le mystérieux ami des cousins n’y est pas pour rien. Seulement, Elias a une curieuse habitude, il aime se promener la nuit et la nuit est souvent source de danger. Une vraie aventure commence pour ce groupe de jeunes intrépides ! 

Mon ressenti : 

 Je suis ravie de retrouver la plume d’Alice Adenot – Meyer après avoir adoré Sortilèges Interdits (dont j’attends la suite). Dans cette histoire, j’ai d’abord été surprise par le style « parlé adolescent » vu que c’est du point de vue d’une jeune héroïne de quinze ans, j’aurai dû m’y attendre, mais nous sommes loin du style de Sortilèges Interdits. Cette impression passe car j’ai été vite happée par le récit grâce aux descriptions de la nature vosgienne et les pensées de l’héroïne qui s’avèrent tellement authentiques. C’est une jeune fille attachante. 

    Au fil des pages, les décors vosgiens, la description de la forêt, des grottes, des ruines, cela m’a rappelé mon enfance. Quand j’étais petite, parisienne moi aussi, nous allions en vacances dans les Vosges et j’étais tout heureuse de faire remonter ces bons souvenirs. J’ai trouvé qu’il y avait un souci du détail excellent, tellement juste. J’y étais ! J’y retournais ! Il manquait plus que la roche aux fées, un endroit qui a marqué ma jeunesse. Vraiment chapeau pour m’avoir de nouveau emporté dans cette intrigue et fait ainsi voyager. Avec cette aventure, je me suis aussi revue petite, j’aimais m’inventer des intrigues policières dans le parc en face de chez moi, c’était une histoire faite pour me plaire du début à la fin. L’écriture est toujours aussi fluide, je faisais défiler les pages et souriais de toutes mes dents quand certains passages descriptifs devenaient franchement poétiques me confirmant bien que c’était Alice la chef d’orchestre de cette composition.  

    Cette addiction au roman n’aurait pas été possible sans le charisme des personnages. Le courage, la témérité, l’humour de Jeanne, elle est jeune mais tellement marrante, j’ai adoré ses réflexions. Elias est un personnage intéressant, même s’il reste drôlement mystérieux. Les cousins ne sont pas très développés, il faut dire que cela va si vite, mais ils ont le cœur généreux. La musique a une petite place qui n’est pas pour déplaire. J’ai trouvé ce cadre très agréable. De manière générale, Jeanne débarque dans une famille écolo et simple, aux bons sentiments. Des valeurs que la jeune fille avait oubliées obsédée par sa popularité à Saint Maur en sortant avec THE garçon que les filles veulent toutes. 

    C’est donc une bonne lecture pleine de sérénité, d’humour mais aussi de surprise et d’effroi, la douche froide. Derrière la douceur et la gentillesse, nous sommes face à des ennemis dont j’ai eu du mal à croire l’existence. Comment peut-on agir ainsi en toute impunité ? Il y en a qui ont vraiment l’esprit dérangé. La dernière partie est dure, je ne m’attendais pas à ce retournement de situation. La lecture légère devient oppressante, le cadre de rêve se transforme en cauchemar. Le suspense est à son comble, que se passe-t-il donc dans cette forêt ? Il est tout de même question de la mort d’un homme, je n’en dis pas plus. Plus on avance dans le récit, plus la tension est palpable, on se dit « non, mais ce n’est pas possible ? ».

En bref, un roman qui se lit vite parce qu’il est court mais surtout parce que la plume est efficace. Le décor vosgien m’a particulièrement plu, la petite romance est mignonne. Des personnages jeunes et authentiques plongés dans une intrigue au cœur de la forêt, des grottes et des ruines loin d’être inhabitées, cela avait tout pour me plaire. La musique chère à l’auteure est présente, mais en second plan comparé à Sortilèges interdits que j’avais adoré ! Allez Alice, j’attends le roman suivant ! ;-)


Infos sur le livre

  

Piège dans les ruines d'Alice Adenot-Meyer, 186 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 10 novembre 2015. 

 

Sites intéressants:

  • Site de l'éditeur: ICI
  • Leur facebook : ICI
  • Leur twitter : ICI
  • Page facebook de l'auteure: ICI
  • Son site officiel: ICI

​​

Cliquez et naviguez!

Rebelle Editions