Bannie re aude2017

Billets de lynesis

La Proie du Papillon de Stéphane Soutoul

 

Ma Note 5/5

" Passion Transgression Expiation "

 

 Ce billet comprend 3 bonnes raisons de lire ce roman, la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 


3 bonnes raisons de lire cette histoire

* Machiavélique. 

* Torride.

* Funeste.


La proie du papillon couv

« Quand une femme frappe dans le cœur d’une autre, elle manque rarement de trouver l’endroit sensible, et la blessure est incurable. »
Pierre Choderlos de Laclos

Sulfureux. Indécents. Mortels… 
Avez-vous déjà entendu parler des Fils d’Éros ? On prétend à mi-voix que ces professionnels de la séduction joueraient avec les sentiments et bouleverseraient la vie de leurs victimes.
Judith de Ringis est une femme d’affaires aussi douée qu’impitoyable. Pour se débarrasser d’une concurrente gênante, elle requiert les services de l’un de ces mercenaires. Marco, dit le Papillon, s’engage à briser sa proie.
Cependant, manipuler les choses de l’amour n’est jamais simple, surtout quand les plus redoutables prédateurs se révèlent, eux aussi, capables d’émotions…

 


 Extrait

« La pluie diminua enfin et les grondements du tonnerre s’espacèrent. La fureur de l’orage se calmait. Rien à voir avec la fièvre et le trouble qui me consumaient de l’intérieur. Pour la première fois de ma vie, je percevais un homme autrement qu’en vulgaire objet sexuel avec une date limite de consommation. Comme cela était difficile d’exprimer les sentiments inédits qui me submergeaient en sa présence. Des liens étroits et indescriptibles nous unissaient. Marco et moi, c’était désormais à la vie, à la mort. »

(Page 294)                                            



Mon Avis

Ce qu’il faut retenir :

Judith de Ringis est une femme d’affaires pleine de noirceur qui n’a aucun sens moral, aucune pitié, seuls ses désirs comptent. Sa vie serait parfaite si Annie Laurens, amie depuis l’université qu’elle a en réalité en horreur, ne lui faisait pas de l’ombre. Généreuse, honnête et maman d’un petit garçon, quasi tout réussit à Annie, même professionnellement sauf dans sa vie privée. Cela tombe bien pour Judith qui fait alors appel à la mystérieuse organisation secrète des Fils d’Éros, plus précisément à Marco. Dit le Papillon, le magnétique Marco a pour mission de séduire Annie pour mieux l’exterminer en échange d’une grosse somme d’argent, peu importe qu’Annie ait un enfant. Tandis que le magnifique Marco excelle dans son art de la manipulation et des jeux de séduction, Judith se découvre des sentiments longtemps refoulés lorsqu’elle se trouve au contact du Papillon. Prédateur tout comme elle, sans scrupule, sans limites, le désir de le posséder la titille. Jusqu’où le jeu du Papillon peut-il mener face à une jeune femme aussi diabolique que lui ?      

 

Mon ressenti : 

Voilà une lecture qui une fois terminée m’a fait passer une nuit blanche tellement j’étais frustrée d’avoir dévoré si vite le roman. C’est la deuxième œuvre que je lis de Stéphane Soutoul (son premier livre et celui-ci) et mon coup de cœur pour sa plume reste intact, je crois qu’il peut m’embarquer où il veut, je lui fais totalement confiance.    

    Le résumé de la Proie du Papillon fait penser aux Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos et il se trouve que j’en avais étudié les adaptations cinématographiques durant mes études de cinéma (versions de Vadim, Forman, Frears). Plan par plan… Livre comme films sont intéressants mais le décor et l’époque sont trop différents de notre histoire qui se déroule de nos jours et à New York. J’ai plutôt imaginé dès le début l’héroïne, parfaite business woman puissante et intouchable en l’actrice Sarah Michelle Gellar (dans Sexe intentions, film qui est la version la plus moderne des Liaisons dangereuses, ça tombe bien). Ainsi, il faut savoir que mon avis n’est pas dans la comparaison, mais que ma lecture s’est faite naturellement avec l’histoire de Laclos en tête, ce jeu diabolique entre prédateurs et proies. Je le précise car j’ai vu défiler de brèves critiques où la découverte du roman semblait totale, inédite. Si vous ne connaissez pas Laclos (confidences sous forme épistolaire entre deux libertins) ou ses adaptations, attention avec mon ressenti qui pourrait peut-être vous spoiler. Je trouve qu’à l’effigie du papillon (titre et couverture), Stéphane rend un bel hommage, il a tissé une intrigue en référence à celle de Laclos puis a pris son envol vers notre temps, avec nos préoccupations et nos valeurs morales actuelles. Sans parler de quelques critiques sur notre société. C’était une idée aussi brillante que réussie !

    Le livre au titre si bien choisi revête une couverture belle et sobre. Les chapitres sont nombreux ce qui crée une vraie addiction avec l’impossibilité de retourner dans les obligations du quotidien. J’ai adoré ce récit où les sentiments sont si ambigus, c’en était enivrant, tellement de suspense, de sensualité. Je ne sais pas si tous les livres de Stéphane Soutoul ont tous ce pouvoir attractif mais cela va faire deux fois que je tombe sous le charme. Le style est si fluide, si précis, si évocateur. À chaque fois qu’il est question de séduction ou de manipulation je suis happée par les mots, la scène s’imprimant dans mon esprit de manière si détaillée. Même les actions torrides étaient réussies, excitant les sens. Comme quoi il est possible d’écrire de l’érotisme sans être vulgaire et je n’en attendais pas moins de l’auteur. À noter que ce dernier a un vrai talent pour décrire les sensations féminines…

    J’en viens alors à notre héroïne, Judith. Elle est la parfaite « garce », antipathique dès les premières pages. Le contrat qu’elle passe pour éliminer sa rivale est d’une froideur incroyable. Rivale qui a un petit garçon, qui plus est. Oui Judith m’a dégoutée mais paradoxalement elle m’a plu et c’était à mon sens le véritable enjeu dans cette histoire. Comment rendre humain le pire de l’humanité ? Être dans la tête de cette femme, découvrir ses pensées les plus avilissantes mais aussi les plus troublantes, j’avais l’impression de faire du voyeurisme, c’était excitant de la suivre. J’ai aimé la traiter mentalement de tous les noms, la détester jusqu’à un retournement de situation où je me suis rendue compte qu’elle m’inspirait surtout de la pitié. Pourquoi ? Parce que derrière cette manipulatrice sans sens moral, l’accent est marqué sur sa solitude tout comme son impatience qui est une sorte de malédiction. Judith est une héroïne qu’il vous faut connaître, elle empreint les esprits, son personnage est si original et profond qu’on ne le trouve pas dans d’autres romans. 

    Puissante mais seule, il fallait quelqu’un qui ressemble à Judith, on en prend conscience bien avant elle : Marco est son âme sœur démoniaque, ces deux-là jouent dans la même cour. Cependant, j’ai tendance à penser que Judith a cette honnêteté d’être comme elle est, là où Marco le Papillon reste mystérieux et séduisant alors qu’il est aussi malfaisant. Judith fait tomber le masque, pas lui. J’ai été conquise par son charme malgré son jeu qui n’est pas double mais triple ou plus si c’est possible. Marco est si difficile à cerner que je n’ai pas ressenti son magnétisme de manière aussi hystérique que certains personnages dans le roman mais il a des atouts qui valent le coup… Toutefois, l’organisation des Fils d’Éros à laquelle il appartient est floue du début à la fin, j’aurais voulu en savoir plus. En effet, ils sont tous cachés dans un bar et font leur culte, Judith se confronte à eux, les décrit comme beaux et dangereux oui mais quoi d’autre ? C’est peut-être mon unique bémol, j’aurais apprécié en connaître davantage sur eux, leurs motivations, l’ampleur de leurs pouvoirs, les autres cellules dans le monde. J’avais l’impression que Marco travaillait avec/pour eux mais plus comme un prestataire qu’un adepte.  

    Enfin, j’étais avide de lire l’évolution des sentiments de l’héroïne. Comment ce qu’elle pensait contrôler allait-il se retourner contre elle ? Tout en me délectant d’observer Marco attirer toutes ces femmes dans sa toile, volontaire ou non. De toute manière, lui et Judith sont du même acabit alors les regarder se tourner autour c’était ce qui était le plus appétissant. On ne sait pas comment ils réagiront, leurs limites, leur imprévisibilité. Entre Judith qui chute sensiblement sans s’en rendre compte et l’attraction de Marco qui manipule ses proies que sont les femmes, j’ai passé un moment génial, chamboulée d’émotions contradictoires. Même aujourd’hui quand j’écris mon avis je n’arrive pas à avoir le mot précis sur ce que j’éprouve, le dénouement fait mal, totalement déroutant. (…) Fin du spectacle. C’est si dramatique que je n’ai pas applaudi, je vous laisse découvrir comment le piège se referme, comment le mot « machiavélisme » prend un nouveau sens lorsqu’on referme cet ouvrage. Toutes les explications finales en ce qui me concerne étaient un petit plus, utile ou non, ils renforcent la trame dramatique, plus d’hésitation sur nos doutes.

En bref, j’ai dévoré ce livre qui fait honneur aux Liaisons dangereuses de Laclos. L’héroïne, parfaite garce est marquante. Marco séduisant et chaud à souhait, mène avec elle une danse aussi endiablée que maudite dont j’ai adoré voir l’évolution. Le cadre de New York s’y prêtant à merveille. Quel duo d’enfer ! Une chute attendue qui ne m’a pas déçue. Pas de surprise sur les rebondissements, mais je n’avais pas le souhait d’inédit, je savourais l’histoire comme elle venait, voilà tout, sans vulgarité, sans fioritures. C’était fluide, percutant et déroutant. Un écrit de Stéphane Soutoul est une valeur sûre.

 


 

Infos sur le livre

  

La Proie du Papillon de Stéphane Soutoul, 416 pages chez Pygmalion (Flammarion), sorti le 10 février 2016. 

 

Sites intéressants:

  • Site de l'éditeur: ICI
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  • Site de l'auteur: ICI
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Créations et Premières chansons chez les Éditions Gründ !

AU PROGRAMME: 

* Mes créations Stickers en feutrine. Auteure : Sophie ROHRBACH

* Mes créations Coloriages velours. Auteure : Julie MERCIER.

* Mes premières chansons de princes et princesses. Illustratrice : Gwe.

Mes premières musiques du monde. Auteure : Emilie COLLET. Illustratrice : Severine CORDIER

 


Mes créations Stickers en feutrine. Auteure : Sophie ROHRBACH

Mes créations stickers en feutrine

Présentation: 

Crée de jolis tableaux en relief ! Il te suffit de suivre les modèles du dépliant pour décorer 5 tableaux avec 160 stickers en feutrine en relief et 40 stickers en papier.

3 ans et plus. 5 cartes à décorer. Sortie le 4 février 2016. 7.50€. Lien

Extrait 1 feutrine

Mon avis :  Coup de coeur pour cette pochette d'activité ! Vraiment très réussie et complète pour passer des moments créatifs en famille. La feutrine est prédécoupée (et précollée) et la petite brochure montre bien comment chaque maquette doit être composée par étapes. Le rendu final est génial, les tableaux font leur effet. De très belle facture, nous avons totalement adopté l'idée des tableaux en relief.  J'espère qu'il y aura d'autres modèles prochainement ! 

Extrait 2 feutrine


Mes créations Coloriages velours. Auteure : Julie MERCIER.

Mes créations coloriages velours

Présentation: 

Grâce au velours noir en relief, c'est facile de colorier ! Le feutre butte contre les traits en relief, pour un coloriage sans bavure.
Lion, tigre, éléphant, hippopotame... Laisse libre cours à ton imagination, et colorie ces jolis tableaux des animaux de la jungle.

3 ans et plus. 8 tableaux. Sortie le 4 février 2016. 7.50€ Lien

Extrait coloriages velours

Mon avis: 

De beaux tableaux où l'épaisseur du velours est suffisante pour que le feutre le heurte et montre à l'enfant comment ça ne déborde pas. Les feutres sont indispensables, pas de crayons de couleurs ni de peinture, j'ai essayé et ça ne rend pas du tout pareil. Les modèles sont magnifiques et j'aime beaucoup le format, petits carrés qui se rangent dans une pochette ou qui se mettent au mur sans trop encombrer. C'est du solide, l'enfant ne peut pas les plier mais il faut surveiller quand même. Ce qu'on aime, c'est colorier de toutes les couleurs les animaux comme un éléphant rose  à pois ou un lion bleu avec des coeurs noirs sur le pelage. ;-) 


Mes premières chansons de princes et princesses. Illustratrice : Gwe.

Mes premières chansons de princes et princesses

Présentation: 

Avec ses puces sonores qui chantent, ce recueil est unique. Sur chaque page, l'enfant recherche dans l'illustration le petit bouton qui déclenchera la chanson mise en musique.
On retrouve au fil des pages les grands airs traditionnels : Aux marches du palais ; L'empereur, sa femme et le petit prince ; Ah mon beau château ; Le roi Dagobert ; Trois petits princes et Joli petit pois.

Dès 1 an. 12 pages. Sortie le 1er octobre 2015. 9.95€ Lien

Mon avis: 

Les illustrations sont jolies, les couleurs attirent forcément le regard des petites filles. Mais alors pour les paroles, ma fille a eu beaucoup de mal à rester concentrée. Pour les autres livres de la collection, il n'y avait pas du tout ce souci, elle écoutait jusqu'au bout la chanson. Ici, certaines chansons sont compliquées même pour nous les parents. Par contre, certaines sont tellement connues qu'il est facile de les chanter avec bébé et lui apprendre à mémoriser la mélodie. 


Mes premières musiques du monde. Auteure : Emilie COLLET. Illustratrice : Severine CORDIER

Mes premières musiques du monde

Avec ses 12 puces sonores, ce recueil est unique. Sur chaque double page, on trouve 2 puces. Tout d'abord, on écoute l'instrument emblématique d'un pays et sur la page de droite, une puce de 15 secondes reprend un air traditionnel du pays.
Ainsi, au fil des pages, on voyage en Chine au son du hulusi ; on part pour l'Inde et on danse au son de la cithare ; on écoute le balafon dans la savane africaine et le banjo dans l'ouest américain et on vibre au son de la batacuda au Brésil et de la balalaïka en Russie. On retrouve au fil des pages les musiques des grands classiques du répertoire mondial comme KalinkaOld Mac Donald...

Dès 1 an. 12 pages. Sortie le 1er octobre 2015. 14.95€ Lien

Mon avis: 

Grand livre très intéressant. Sur chaque double-page, une belle illustration représente un pays, une culture. Une puce pour écouter un instrument et une autre puce pour écouter la musique traditionnelle avec l'instrument en question s'y trouvent. Une vraie invitation à voyager, j'adore ce livre, ma fille aussi. Les musiques sont bien choisies et l'idée d'écouter les instruments seuls est très originale. Même moi j'ai appris le nom de certains instruments comme le hulusi. ( son doux et berçant) Je recommande chaudement ce livre, réussi sur tous les plans : illustrations, couleurs, mélodies et qualité de la matière robuste et de bonne taille ! Pensez à avoir des piles bouton si votre enfant adore le livre, j'ai pris les miennes sur le net. 

 

Bonne découverte à vos tout-petits ! 

Les Tout-Carton chez les Éditions Gründ !

 

AU PROGRAMME: 

* Livre nature Petit Chat. Auteur : Olivia COSNEAU.

Livre nature Petit Lapin. Auteur : Olivia COSNEAU.

* Livre nature Petit Escargot. Auteur : Olivia COSNEAU.

Livre nature Petite Coccinelle. Auteur : Olivia COSNEAU.

* AudioMagique. À la ferme. Illustré par Romain Guyard. 


 

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Au mois de Janvier 2016 chez les Éditions Gründ !

 

AU PROGRAMME: 

* Un tout petit monde : Martin et le cri des animaux. Illustré par Marie Paruit. 

* Un tout petit monde : Gabin et les heures. Illustré par Marie Paruit. 

* Livre sonore : Mes berceuses de musique classique. Illustré par Séverine Cordier. 

* Livre sonore : Mon Petit Vivaldi. Illustré par Séverine Cordier. 


 

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En Automne 2015 chez les Editions Nathan !

 

AU PROGRAMME: 

* Coucou Bébé T'choupi ! Personnage de Thierry Courtin. 

* Mon livre qui brille dans la nuit. Avec la collaboration de C. Denolle. Illustré par E. Hayashi.

* C'est l'heure des chatouilles. Illustré par O. Latyk. 

* Écoute les comptines. Illustré par M. Billet


 

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Enfernité de Brodi Ashton.

Ma Note 4,5/5

*Histoire coup de coeur !*

 

 Ce billet comprend 3 bonnes raisons de lire ce livre, la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup.

Bonne lecture et pensez s’il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires ! 

 

 


3 bonnes raisons de lire cette histoire

                            

* un mythe lié à l’amour et au sacrifice qui se déroule dans notre monde moderne.

* Jack et Cole. Deux jeunes hommes charmants, énigmatiques et assez têtus.

* une échéance de six mois pour Nikki avant les Ombres ou non...

Le hic:   des flash-back qui arrivent trop tôt. Plusieurs pages sur "maintenant" afin d'être dans le bain auraient été l'idéal. Par contre, plus loin dans le roman, ils arrivent à point nommé.


 

TOME 1: 

Enfernité.jpg

 Six mois que Nikki a disparu, sans laisser de traces. Six mois qu’elle a, par désespoir, abandonné Jack. Six mois qu’elle a passés enfermée aux côtés de Cole, dans un monde entre morts et vivants.

Nikki est de retour et elle doit faire un choix.

Mourir auprès de Jack, ou vivre pour toujours avec Cole, en Enfernité.

 


 

Extrait

 

"Il s’accouda à la balustrade et baissa la tête. Il demeura longtemps silencieux. Seule sa respiration profonde était audible. Il semblait réfléchir intensément. Enfin, il reprit la parole :

– Tu devrais rentrer chez toi.

Je reniflai. Chez moi. Sans ma mère. Avec mon père que je ne supportais plus. Avec Jack qui risquait de venir m’annoncer en personne qu’il avait trouvé une autre copine.

– Je ne peux pas rentrer chez moi.

Je ne sus si c’était à cause d’une inflexion dans ma voix, mais Cole me regarda enfin :

– Nikki, tu me fais pitié.

Je devinai qu’il était sur le moment de céder. Je mis ma main sur son bras et il ne résista pas lorsque je l’attirai face à moi.

– Je t’en supplie.

– Je ne peux pas te dire non, déplora-t-il. Et ça va être un problème."

 

(Cole et Nikki, page 241/374)

 

Retrouvez le prologue ICI

 


 

Mon Avis

Ce qu'il faut retenir de l'histoire...    Nikki rentre du Festin où Cole, un Enfernaute s’est nourri durant un siècle (6mois sur Terre) de son malheur et de ses émotions en général. En revenant sur Terre, Nikki a six mois devant elle pour dire au revoir à ceux qu’elle aime, sa famille et Jack qu’elle n’a pu oublier. Car les Ombres vont venir réclamer leur dû... À moins qu’elle accepte de devenir comme Cole, éternelle.

 

Mon ressenti:    

Belle couverture !

Enfernité est un livre coup de cœur ! À vrai dire, mon sentiment est le même que pour Juliette Forever à savoir les auteures reprennent des mythes et leur donnent une nouvelle existence plus moderne, plus originale. Ici, Enfernité revisite un mythe que je vous laisse découvrir mais la mort, l’immortalité et les héros amoureux sont de bons indices…

Au début, j’ai trouvé le RYTHME un peu lent et très perturbant. En effet, un coup l’action se passe un an plus tôt, un coup au présent, un coup six mois plus tôt… etc. à peine quelques paragraphes qui nous emmènent dans un cadre particulier que celui-ci change instantanément, revoilà celui du passé… etc.

Et puis, les changements prennent leur importance et je les ai vite acceptés comprenant les enjeux. L’INTRIGUE est effectivement un long fil à suivre parsemé de révélations et de rebondissements bien sympathiques. Les indications de temps en début de chapitre désignent en réalité l’écoulement depuis la sortie du Festin (là où Nikki était durant 6 mois) jusqu’aux Tunnels ou l’Enfernité (soit 6 mois après) qui attendent Nikki. Le présent est entre les deux et pour comprendre quels sont vraiment ces enjeux, l’auteure a décidé de mélanger un peu passé, présent, esquisse de futur... afin de ne pas se trouver dans un schéma purement linéaire et de nous tenir en haleine. « Tu veux savoir ce qui se passe là maintenant ? Attends, lis d’abord ce passage, tu comprendras un élément d’abord. “De quoi instaurer suspense et nervosité !

La fin par contre n’est pas étonnante mais appelle à la suite, alors j’accepte le compromis de ce qui s’est passé… même si je reste contrariée par le sort de certains personnages.

Le développement des PERSONNAGES se fait réellement en douceur, il ne faut pas être pressé pour connaître le fond de pensée de chacun. Même à la fin, cela reste vague pour certains. Je ne dirai pas qui. C’est un trio amoureux d’une certaine manière, disons que c’est plus compliqué. Nikki doit choisir entre les Tunnels (les "enfers" purs et durs où elle souffrira) ou l’éternité avec Cole. Dans les deux cas, elle est dans un ultimatum de 6 mois pour se décider sinon les Ombres des Tunnels viendront la prendre. Si elle est avec Cole, cela signifiera puiser l’énergie vitale d’autres personnes. Jack son grand amour se trouve en plein milieu où dans les deux cas, Nikki est condamnée. Toute l’histoire tourne donc autour des sentiments de Jack, l’aime-t-il encore ? Peut-il seulement l’aider ? de Cole, qui est-il vraiment ? Peut-il avoir des sentiments "humains" ? Et Nikki, peut-elle trouver une troisième solution qui ne serait ni les Tunnels ni Cole mais juste la vie réelle avec Jack et sa famille ?

Écrit à la 1ère personne du singulier, au présent, Nikki est une héroïne fragile, jeune et innocente. Elle ne prétend rien hormis de se donner durant ces six mois de liberté, l’occasion de rendre heureux ceux qu’elle aime avant de partir vers son destin funeste, quel qu’il soit. Je l’ai trouvée attachante car elle est jeune et amoureuse et d’une certaine manière, nous avons toutes été des Nikki, amoureuse, jalouse, peu confiante…

Jack et Cole sont deux personnages singuliers. L’un est terriblement humain, l’autre totalemeny au-dessus de tout ça, l'humanité, du moins en apparence. Ils appartiennent à deux mondes différents et je suis curieuse de savoir si dans le tome 2, nous allons en apprendre plus sur le monde de Cole, sur l’Enfernité. Cole reste quand même une belle énigme. Peu loquaces mais directs, les deux garçons ont beaucoup de charme et j’ai apprécié leurs répliques, leurs gestes... ils ne sont pas parfaits et dévoilent leur belle profondeur.

Enfin, c’est un livre que je conseille aux amateurs de YA, d’histoire d’amour, de mythologie revisitée et d’écriture simple et efficace. J’ai passé d’excellents moments, je ne pouvais plus lâcher ce livre avide d’en savoir plus sur son univers. Je dois avouer que je reste assez frustrée, beaucoup d’éléments sont finalement donnés mais jamais assez… un sentiment qui prouve bien que l’auteure m’a séduite et que j’en redemande encore !  

 

Mots magiques pour se souvenir du roman :     Festin, Mme Stone, Retour, Enfernaute, Lacey Greene, guitare, pêche, élection, Surface, bracelet, le Tuyau (rafting), Maxwell, fille de Perséphone, Tunnels, Ombre, Mary, atelier GraphX, Dead Elvises... 


 

Infos sur le livre

 

L'auteure a écrit une trilogie :

Tome 1, Enfernité de Brodi Ashton aux Editions Milan, collection "Macadam", sortie le 4 avril 2012, 374 pages.

Tome 2, Enfernité 2 de Brodi Ashton aux Editions Milan, collection "Macadam", sortie le 5 juin 2013, 377 pages.

Tome 3,  ???

 

  Sites intéressants:

Blog de l'auteure: ICI  

Site de la collection "Macadam": ICI  

FB de l'auteure: ICI 

 

 

Trailer:

 

 

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  Cliquez sur le logo pour voir le catalogue de la collection!!!

 

La Meneuse d'âmes de Sobian Welsh.

 

Ma Note 2,5/5

 Je suis passée à côté !

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

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Tome 1 : L'appel de la faux. 

La meneuse d'âmes

 

Cette histoire est celle de Lily Patterson, qui, peu de temps avant son dix-neuvième anniversaire, apprend une étrange nouvelle. En effet, ses parents lui révèlent qu’elle est en réalité issue d’une famille de « Faucheurs » et que sa vie se résumera désormais à prendre des âmes pour les faire passer dans l’Au-delà. Ebranlée par cette nouvelle, Lily tente par tous les moyens de conserver une vie normale. Mais c’est sans compter sur la détermination de son étrange instructeur, Cam. Si celui-ci semble à peine humain, les techniques qu’il emploie pour lui apprendre cette vocation atypique sont encore plus déroutantes. Et Lily n’est pas au bout de ses surprises.

 


 Extrait

« - Tu dois la toucher, me confirma ce dernier qui observait la scène d'un air indéchiffrable. 

- Quoi ? Pas question, elle est en train de mourir d'elle-même, grimaçai-je sans pouvoir dissimuler la répulsion que m'inspirait le fait de toucher la moribonde. 

- Elle ne mourra pas toute seule, fulmina-t-il, luttant visiblement pour ne pas m'arracher la tête. C'est toi qui es censée la faire partir. Si tu ne le fais pas, elle va seulement rester là à agoniser jusqu'à ce que son âme parte dans le néant. C'est ce que tu souhaites ? La voir pourrir sur ce fauteuil ? »

 

(Page 39)                                            



Mon Avis

Ce qu’il faut retenir : Lily apprend qu’elle n’est pas une adolescente de 17 ans comme les autres, en effet c’est une faucheuse. Elle doit désormais récolter des âmes et écouter son instructeur Cam, aussi séduisant que méprisant. Mais lors d’une capture d’esprit, une autre présence se manifeste, Lily est loin de se douter que les ennuis ne font que commencer.  

Mon ressenti : Le début était prometteur, j’ai tout de suite apprécié l’intrigue autour du nouveau rôle de Lily à savoir prendre des âmes auprès de personnes âgées, des malades. Une vocation étrange qui ouvrait sur un univers bien particulier. Comme le danger rôde, Cam doit lui apprendre à se battre ce qui fait beaucoup à assimiler pour la jeune fille. L’auteur a d’ailleurs su développer un monde riche en révélations (peut-être trop à mon goût mais ce n’est pas ce qui m’a déplu). Il y a des créatures surnaturelles malfaisantes, d’autres qui sont dans un entre-deux n’inspirant pas confiance. Oui, le début et l’univers de l’histoire étaient pas mal du tout. Quand l’intrigue était au-devant de la scène (quand…) j’ai passé de bons moments. L’évocation de la mythologie égyptienne n’était pas pour me déplaire non plus.  

Malheureusement, plus j’avançais, plus le récit prenait des sens assez abracadabrants. J’aurai pu m’en contenter me disant que tout est expliqué, aussi tiré par les cheveux que puissent être les lieux étranges, l’attitude des personnages rencontrés, les scènes de surprises. Mais mon seuil de tolérance n’a pas survécu à la lourdeur des héros dans leur désir répétitif de se tourner autour. Cela prend une telle ampleur que toute l’histoire est gâchée selon moi, selon mes goûts comme je ne lis pas de romance et certainement pas au détriment de la trame. Une romance qui plus est entre deux personnages peu attachants. Le duo Lily et Cam était tout trouvé, c’est certain. Car ils sont aussi désagréables l’un que l’autre et leur manière impulsive d’agir, mêlant violence et désir, avait une récurrence qui me poussait à hurler au livre qu’ils couchent ensemble une bonne fois pour toutes. En fait, la jeune adolescente joue à merveille son rôle, pénible et aux hormones exacerbées. Cam, lui, jouait très bien le sien, à savoir le ténébreux, le mystérieux faux méchant sur lequel il faut tomber sous le charme parce qu’il est antipathique qu’en surface, pour mieux paraître attentionné en réalité. Mouais. Pas très subtil, et si j’en suis attristée, c’est bien qu’il y avait matière à en faire un duo explosif.   

Le style était prenant au début, mais au fur à et mesure que j’avançais dans le récit, l’écriture se faisait plus familière, ce que je n’aime pas du tout. D’ailleurs, il y avait un vrai déséquilibre entre les propos des personnages et les pensées de Lily. Elle nomme à tout va des individus à peine rencontrés selon des noms de personnes fictives comme Mercredi de la Famille Adams pour une jeune gothique ou Cam a le surnom Amityville a contrario elle pense avec pudeur ses émotions érotiques pour Cam. Je n’ai pas saisi pourquoi ses pensées ne suivaient pas ses paroles, c’était très étrange et l’inverse aurait été plus logique. Je suis passée totalement à côté pour Lily et Cam comme pour le livre en réalité.

En bref, j’en suis désolée, mais je n’ai pas adhéré aux personnages comme au style faiblissant à mesure que les pages se tournaient. L’univers autour du livre était intéressant même si cela va très loin. Si les protagonistes n’avaient pas perdus de temps sur eux-mêmes, l’intrigue aurait gagné en force et intérêt. Mais c'est peut-être tout simplement une histoire de goût, peut-être que le livre vous plaira. :-) 

 


 

Infos sur le livre

  

La meneuse d'âmes de Sobian Welsh.

Tome 1, L'appel de la faux, 290 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 10 octobre 2015. 

 

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Rebelle Editions

 

 

 

 

L'Apôtre de l'ombre/Au creux de ma main tu n'es plus rien d'Oxanna Hope.

 

Ma Note 4/5

Intriguant jusqu'au bout !

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 

Attention, j'ai découvert, lu et chroniqué Au creux de ma main tu n'es plus rien avant L'Apôtre de l'ombre. Ce sont les mêmes héros avec deux intrigues différentes, je conseille de lire L'Apôtre de l'ombre en 1er pour ne pas vous spoiler de détails qui apparaissent dans le second.


L'apôtre de l'ombre

Résumé éditeur : Quatre corps enterrés à la va-vite dans un jardin bourgeois. Quatre autres ici ; quatre autres là, et toujours ce même pentacle gravé sur les murs… Pour Thomas Van Eecke et Maxime Lanier, les officiers de la PJ lyonnaise confrontés à ces crimes sordides, ce n’est qu’une enquête de plus. Pourtant, celle-ci va très vite déraper, se compliquer et s’enliser pour se teinter d’une étrange et inquiétante aura magique. Ils découvriront, à leurs dépens, que le mal est plus profond. Un mal qui vous ronge de l’intérieur et vous foudroie en un éclair. Un mal sans remède…


 Extrait

« Il était si concentré sur cela qu’il n’entendit pas les glaçons de son whisky tinter à l’intérieur de son verre... pas plus qu’il n’entendit la marche de l’escalier couiner. »   

Lire le début : ICI
 


Mon Avis

Ce qu’il faut retenir :  À la PJ lyonnaise, Thomas Van Eecke et Maxime Lanier enquêtent sur une série de meurtres macabres : des familles assassinées, un pentacle dessiné sur les murs et un tueur parcourant les rues à la recherche de ses nouvelles victimes. L’enquête se corse quand Thomas découvre qu’il est question d’une prophétie. Le tueur se fait appeler l’Apôtre de l’Ombre et il ne s’arrêtera que lorsqu’il aura accompli la mission qui lui a donné son Maître. Son maître, le Mal qui est parmi nous et attend patiemment ce moment où il détruira l'humanité.   

Mon ressenti :  

J’ai passé un excellent moment, même si je dois avouer qu’il y a des scènes où j’ai préféré lire que d’un œil imaginant le pire arriver et ce, dès le début. L’Apôtre de l’ombre est à plusieurs voix et si je vous dis que le récit débute du point de vue de l’assassin en train d’enterrer ses victimes, des enfants, les siens ? Choquant, non ? On est vite mis dans le bain c’est certain, un bain de sang.

Nous voilà donc totalement plongés dans une ambiance particulièrement macabre où les détails donnent la chair de poule. Heureusement, les deux policiers Thomas et Maxime qui sont chargés de l’affaire prennent leur métier au sérieux et sont dans une vraie chasse à l’homme, prêts à tout pour arrêter ce monstre qui entre dans les maisons et massacre tout le monde sans sommation.

Le point de vue varie des policiers à l’apôtre (même plus que ça, mais je n’en dis pas plus), c’est une bonne chose, car nous avons une vision d’ensemble sur toute cette horrible affaire. De plus, le rythme suit cet enchaînement d’actions sans jamais faiblir. Le récit se déroule sur une trame classique en trois parties : les meurtres, l’enquête et la chasse, le renversement de situation lorsque l’apôtre s’attaque à l’un des héros. Dans cette 3e partie vous irez de découverte en découverte et j’aurais été drôlement surprise si je n’avais pas lu avant Au creux de ma main tu n’es plus rien car c'est évoqué.

Maxime et Thomas sont attachants, la situation de Thomas est compliquée, je plains sa femme, je reconnais que j’ai maudit le bonhomme dès lors qu’il allait poser ses mains là où il ne faut pas. Il est drôlement plus attachant dans l’autre roman, idem pour Maxime, mais certains événements peuvent expliquer les actions irraisonnables de Thomas. J'ajouterai que c'est un duo que j'ai eu quand même plaisir à suivre. 

Ce que j’ai aimé chez eux malgré qu’ils ne soient pas d’accord (mais n’est-ce pas ce qui en fait un parfait binôme ?) c’est leur total investissement dans l’enquête. Tandis que l’un cherche des indices sur les pentagrammes, l’autre s’intéresse aux empreintes sur les victimes. Les suivre tout en suivant l’assassin qui prépare son prochain crime c’était très exaltant, flippant, la tension palpable.

Cette histoire est drôlement bien menée, bien écrite, plus complexe qu’elle ne paraît au début. Il ne s’agit pas seulement d’un homme qui tue par folie et qu’il faut arrêter au plus vite, c’est plus que ça, il y a même une tournure surnaturelle intéressante. Nous sommes face à une intrigue ésotérique comme dans les livres d'Umberto Eco Le nom de la rose ou de Jean-Christophe Grangé avec Les Rivières pourpres. C'est un genre que j'appréciais fut un temps et ma lecture de l'Apôtre de l'Ombre en a ravivé la flamme. 

En bref, ce thriller ésotérique était très sympathique à suivre, avec l’horreur, la tristesse, le suspense bien présents. J’ai aimé être dans la tête du tueur tout en suivant les réflexions des deux policiers. L’écriture est efficace, parfaitement maîtrisée pour le genre avec ce souci du détail et d’analyse qu’on retrouve souvent dans ce genre d’histoires, indispensable pour nous qui sommes à l’affut de la moindre explication et résolution. Enfin, je garde un sentiment triste, j'ai beaucoup de mal à prendre de la distance quand il est question d'enfants... même pour une fiction, c'était parfois dur d'être spectatrice, de ne pas pouvoir agir. Je me demande si à l'auteur qui en compose les mots, cela n'a pas été douloureux à écrire par moments.       


Au creux de ma main tu n'es plus rien

Résumé éditeur : Un, deux, trois... il était une fois... une femme. De rouge, toute vêtue, elle était... Emilie D. n'a pas eu de chance ce soir-là, elle a fait une mauvaise rencontre. Il ne lui faudra qu'une fraction de seconde pour comprendre que son chemin s'arrête là. Il en faudra beaucoup plus à la police judiciaire qui se penchera sur le cas étrange de cette femme retrouvée atrocement mutilée et à qui l'on a prélevé une partie de son anatomie. Pourquoi ? Comment ? Les hypothèses se succèdent et les coupables se bousculent dans les locaux de la PJ Lyonnaise.
 

 Extrait

« Elle referma à la hâte le verrou et s’éloigna à reculons de la porte sans la quitter des yeux. Il demeurait pourtant, à l’intérieur de cette chambre, un filet d’air glacé qui continuait à courir autour d’elle. Cela, et puis la peur...

Dans un sanglot, elle se précipita sur son lit et s’y recroquevilla comme une enfant terrorisée par l’inconnu. »

 

(Page 152 fin d’un passage extrêmement bien écrit, j’y étais tout simplement imaginant le pire)            

Lire le début : ICI


Mon Avis

Ce qu’il faut retenir : Une femme est retrouvée assassinée dans son logement, les pieds ont été tranchés. Aucune trace d’eux ni des chaussures qu’elle portait sur le lieu du crime. Jusqu’à ce que Thomas, un ex-policier de visite à Lyon avec sa femme et leur fille tombe sur un sac plastique. Hasard ou mise en scène ? Le sac contient l’horreur et les passants ont tout vu. Alors qu’il ne souhaitait plus rien entendre de la PJ Lyonnaise où il travaillait avant, Thomas se retrouve soudainement projeté au cœur de l’enquête.    

Mon ressenti : On assiste en première loge à un meurtre. Les enquêteurs en révèlent très vite quelques détails sordides : des pieds tranchés, des chaussures introuvables, une arme particulière, aucune trace d’intrusion chez la victime. Voilà une histoire qui commence fort ! Qui se cache derrière cet horrible assassinat ? À la PJ de Lyon, Maxime Lanier est sur l’affaire avec son nouveau coéquipier Patrick Landerlin, personnage antipathique et zélé qui remplace Thomas Van Eecke. Ce dernier ayant quitté la PJ après le cas de l’apôtre de l’ombre, un an plus tôt. Or, Thomas est justement de passage à Lyon et il tombe sur le sac contenant les pieds coupés. Hasard ou non ? C’est à partir d’ici que le récit est centré sur Thomas, un homme perturbé par de récents faits et sa famille, sur Maxime aussi qui veut trouver le meurtier, nous plongeant alors dans un thriller « intimiste ».

Composé en deux parties à l’instar du titre, le récit alterne les points de vue ce qui maintient un bon rythme et nous permet de suivre plusieurs personnages. J’ai bien aimé l’évolution de tout ce petit monde, on sent le poids sur leur cœur suite à la précédente enquête sur l’apôtre de l’ombre. Thomas culpabilise de son attitude vis-à-vis de ses parents, Johanna l’aime mais d’un amour jaloux (à juste titre il était infidèle). Quant à Maxime, il veut les aider par (ancienne) amitié affrontant alors la PJ qui lui tourne le dos, avec un coéquipier souhaitant clôturer l’affaire en nommant Thomas comme le meurtrier idéal. Ces profils sont donc marqués par le malheur, par la tristesse. Ils veulent aller de l’avant et ce meurtre les enfonce plus loin encore dans leurs troubles.   

Il y a tout de même un souci en milieu de narration à force de se focaliser sur eux, on oublie l’enquête, s’il y a eu des précédents, par exemple. Comme je l’ai dit, le roman comment fort mais l’intrigue, elle, s’épuise par l’absence de nouveaux meurtres ou de retournements de situations. Je pense qu’il y avait matière à approfondir aussi bien la trame que les protagonistes que nous rencontrons.

Heureusement, la dernière partie promet de nouveau du lourd. Ce huis clos final m’a totalement charmée, excellent et prenant, il m’a laissé sur une sensation de vide. Tout n’est pas expliqué mais j’ai aimé la dimension surnaturelle et psychologique. C’était tellement riche en révélations, à vrai dire, il y avait des indices tout du long du livre mais si discrets que je ne les avais pas du tout interprétés de la bonne manière. J’avais totalement oublié que le livre était présenté comme fantastique ! J’étais partie alors sur la mauvaise piste du meurtrier et j’ai apprécié être surprise à la fin. Ce n’est pas violent pour un thriller adulte, c’est surtout mental. (hormis la scène d’ouverture) et le suspense est appréciable avec quelques passages rondement bien menés (comme l’extrait cité plus haut dans la chronique)

Ce livre se lit vite du fait de chapitres courts et d’un style fluide. Un « Fais-moi peur collection chair de poule » pour adulte, c’était totalement fait pour me séduire. Certaines descriptions n’étaient pas forcément utiles comme la manière de stationner, mais c’est un détail. Malheureusement, je n’ai pas compris comment une mère peut aller dormir à l’hôtel en début de récit tandis que son mari est interrogé et ne pas même aller prendre son enfant dans les bras, l’avoir à ses côtés dans cette épreuve. C'est un détail bien-sûr. Je trouve que la petite Helena avait un rôle à jouer dès le début. En plus, ce que je regrette, c'est qu'Helena n'intervient qu'à la fin et de manière surprenante. Or, rien n'est expliqué à son sujet. Idem, un phénomène à la fin nous laisse sur une terrible frustration car nous ne savons pas comment le vit Helena, ce qu'elle ressent.

En bref, j’ai passé un très bon moment, je ne m’attendais pas à un tel développement de l’histoire et j’aime beaucoup l’intervention du surnaturel, ça change. Les personnages étaient intéressants à suivre et j’ai envie de les connaître davantage, peut-être en lisant l’apôtre de l’ombre. Je regrette le manque de présence d’Helena (son développement) et un déroulement plus complexe de l’enquête aurait été parfait. La plume est efficace, le suspense présent. Un thriller fantastique qui vaut le coup d’œil, aussi prenant que frustrant !  

 


Infos sur le livre

  

  1. L'Apôtre de l'ombre d'Oxanna Hope, 368 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 23 avril 2016. 
  2. Au creux de ma main, tu n'es plus rien d'Oxanna Hope, 264 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 10 novembre 2015. 

 

Sites intéressants:

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