Bannie re aude2017

L'Apôtre de l'ombre/Au creux de ma main tu n'es plus rien d'Oxanna Hope.

 

Ma Note 4/5

Intriguant jusqu'au bout !

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 

Attention, j'ai découvert, lu et chroniqué Au creux de ma main tu n'es plus rien avant L'Apôtre de l'ombre. Ce sont les mêmes héros avec deux intrigues différentes, je conseille de lire L'Apôtre de l'ombre en 1er pour ne pas vous spoiler de détails qui apparaissent dans le second.


L'apôtre de l'ombre

Résumé éditeur : Quatre corps enterrés à la va-vite dans un jardin bourgeois. Quatre autres ici ; quatre autres là, et toujours ce même pentacle gravé sur les murs… Pour Thomas Van Eecke et Maxime Lanier, les officiers de la PJ lyonnaise confrontés à ces crimes sordides, ce n’est qu’une enquête de plus. Pourtant, celle-ci va très vite déraper, se compliquer et s’enliser pour se teinter d’une étrange et inquiétante aura magique. Ils découvriront, à leurs dépens, que le mal est plus profond. Un mal qui vous ronge de l’intérieur et vous foudroie en un éclair. Un mal sans remède…


 Extrait

« Il était si concentré sur cela qu’il n’entendit pas les glaçons de son whisky tinter à l’intérieur de son verre... pas plus qu’il n’entendit la marche de l’escalier couiner. »   

Lire le début : ICI
 


Mon Avis

Ce qu’il faut retenir :  À la PJ lyonnaise, Thomas Van Eecke et Maxime Lanier enquêtent sur une série de meurtres macabres : des familles assassinées, un pentacle dessiné sur les murs et un tueur parcourant les rues à la recherche de ses nouvelles victimes. L’enquête se corse quand Thomas découvre qu’il est question d’une prophétie. Le tueur se fait appeler l’Apôtre de l’Ombre et il ne s’arrêtera que lorsqu’il aura accompli la mission qui lui a donné son Maître. Son maître, le Mal qui est parmi nous et attend patiemment ce moment où il détruira l'humanité.   

Mon ressenti :  

J’ai passé un excellent moment, même si je dois avouer qu’il y a des scènes où j’ai préféré lire que d’un œil imaginant le pire arriver et ce, dès le début. L’Apôtre de l’ombre est à plusieurs voix et si je vous dis que le récit débute du point de vue de l’assassin en train d’enterrer ses victimes, des enfants, les siens ? Choquant, non ? On est vite mis dans le bain c’est certain, un bain de sang.

Nous voilà donc totalement plongés dans une ambiance particulièrement macabre où les détails donnent la chair de poule. Heureusement, les deux policiers Thomas et Maxime qui sont chargés de l’affaire prennent leur métier au sérieux et sont dans une vraie chasse à l’homme, prêts à tout pour arrêter ce monstre qui entre dans les maisons et massacre tout le monde sans sommation.

Le point de vue varie des policiers à l’apôtre (même plus que ça, mais je n’en dis pas plus), c’est une bonne chose, car nous avons une vision d’ensemble sur toute cette horrible affaire. De plus, le rythme suit cet enchaînement d’actions sans jamais faiblir. Le récit se déroule sur une trame classique en trois parties : les meurtres, l’enquête et la chasse, le renversement de situation lorsque l’apôtre s’attaque à l’un des héros. Dans cette 3e partie vous irez de découverte en découverte et j’aurais été drôlement surprise si je n’avais pas lu avant Au creux de ma main tu n’es plus rien car c'est évoqué.

Maxime et Thomas sont attachants, la situation de Thomas est compliquée, je plains sa femme, je reconnais que j’ai maudit le bonhomme dès lors qu’il allait poser ses mains là où il ne faut pas. Il est drôlement plus attachant dans l’autre roman, idem pour Maxime, mais certains événements peuvent expliquer les actions irraisonnables de Thomas. J'ajouterai que c'est un duo que j'ai eu quand même plaisir à suivre. 

Ce que j’ai aimé chez eux malgré qu’ils ne soient pas d’accord (mais n’est-ce pas ce qui en fait un parfait binôme ?) c’est leur total investissement dans l’enquête. Tandis que l’un cherche des indices sur les pentagrammes, l’autre s’intéresse aux empreintes sur les victimes. Les suivre tout en suivant l’assassin qui prépare son prochain crime c’était très exaltant, flippant, la tension palpable.

Cette histoire est drôlement bien menée, bien écrite, plus complexe qu’elle ne paraît au début. Il ne s’agit pas seulement d’un homme qui tue par folie et qu’il faut arrêter au plus vite, c’est plus que ça, il y a même une tournure surnaturelle intéressante. Nous sommes face à une intrigue ésotérique comme dans les livres d'Umberto Eco Le nom de la rose ou de Jean-Christophe Grangé avec Les Rivières pourpres. C'est un genre que j'appréciais fut un temps et ma lecture de l'Apôtre de l'Ombre en a ravivé la flamme. 

En bref, ce thriller ésotérique était très sympathique à suivre, avec l’horreur, la tristesse, le suspense bien présents. J’ai aimé être dans la tête du tueur tout en suivant les réflexions des deux policiers. L’écriture est efficace, parfaitement maîtrisée pour le genre avec ce souci du détail et d’analyse qu’on retrouve souvent dans ce genre d’histoires, indispensable pour nous qui sommes à l’affut de la moindre explication et résolution. Enfin, je garde un sentiment triste, j'ai beaucoup de mal à prendre de la distance quand il est question d'enfants... même pour une fiction, c'était parfois dur d'être spectatrice, de ne pas pouvoir agir. Je me demande si à l'auteur qui en compose les mots, cela n'a pas été douloureux à écrire par moments.       


Au creux de ma main tu n'es plus rien

Résumé éditeur : Un, deux, trois... il était une fois... une femme. De rouge, toute vêtue, elle était... Emilie D. n'a pas eu de chance ce soir-là, elle a fait une mauvaise rencontre. Il ne lui faudra qu'une fraction de seconde pour comprendre que son chemin s'arrête là. Il en faudra beaucoup plus à la police judiciaire qui se penchera sur le cas étrange de cette femme retrouvée atrocement mutilée et à qui l'on a prélevé une partie de son anatomie. Pourquoi ? Comment ? Les hypothèses se succèdent et les coupables se bousculent dans les locaux de la PJ Lyonnaise.
 

 Extrait

« Elle referma à la hâte le verrou et s’éloigna à reculons de la porte sans la quitter des yeux. Il demeurait pourtant, à l’intérieur de cette chambre, un filet d’air glacé qui continuait à courir autour d’elle. Cela, et puis la peur...

Dans un sanglot, elle se précipita sur son lit et s’y recroquevilla comme une enfant terrorisée par l’inconnu. »

 

(Page 152 fin d’un passage extrêmement bien écrit, j’y étais tout simplement imaginant le pire)            

Lire le début : ICI


Mon Avis

Ce qu’il faut retenir : Une femme est retrouvée assassinée dans son logement, les pieds ont été tranchés. Aucune trace d’eux ni des chaussures qu’elle portait sur le lieu du crime. Jusqu’à ce que Thomas, un ex-policier de visite à Lyon avec sa femme et leur fille tombe sur un sac plastique. Hasard ou mise en scène ? Le sac contient l’horreur et les passants ont tout vu. Alors qu’il ne souhaitait plus rien entendre de la PJ Lyonnaise où il travaillait avant, Thomas se retrouve soudainement projeté au cœur de l’enquête.    

Mon ressenti : On assiste en première loge à un meurtre. Les enquêteurs en révèlent très vite quelques détails sordides : des pieds tranchés, des chaussures introuvables, une arme particulière, aucune trace d’intrusion chez la victime. Voilà une histoire qui commence fort ! Qui se cache derrière cet horrible assassinat ? À la PJ de Lyon, Maxime Lanier est sur l’affaire avec son nouveau coéquipier Patrick Landerlin, personnage antipathique et zélé qui remplace Thomas Van Eecke. Ce dernier ayant quitté la PJ après le cas de l’apôtre de l’ombre, un an plus tôt. Or, Thomas est justement de passage à Lyon et il tombe sur le sac contenant les pieds coupés. Hasard ou non ? C’est à partir d’ici que le récit est centré sur Thomas, un homme perturbé par de récents faits et sa famille, sur Maxime aussi qui veut trouver le meurtier, nous plongeant alors dans un thriller « intimiste ».

Composé en deux parties à l’instar du titre, le récit alterne les points de vue ce qui maintient un bon rythme et nous permet de suivre plusieurs personnages. J’ai bien aimé l’évolution de tout ce petit monde, on sent le poids sur leur cœur suite à la précédente enquête sur l’apôtre de l’ombre. Thomas culpabilise de son attitude vis-à-vis de ses parents, Johanna l’aime mais d’un amour jaloux (à juste titre il était infidèle). Quant à Maxime, il veut les aider par (ancienne) amitié affrontant alors la PJ qui lui tourne le dos, avec un coéquipier souhaitant clôturer l’affaire en nommant Thomas comme le meurtrier idéal. Ces profils sont donc marqués par le malheur, par la tristesse. Ils veulent aller de l’avant et ce meurtre les enfonce plus loin encore dans leurs troubles.   

Il y a tout de même un souci en milieu de narration à force de se focaliser sur eux, on oublie l’enquête, s’il y a eu des précédents, par exemple. Comme je l’ai dit, le roman comment fort mais l’intrigue, elle, s’épuise par l’absence de nouveaux meurtres ou de retournements de situations. Je pense qu’il y avait matière à approfondir aussi bien la trame que les protagonistes que nous rencontrons.

Heureusement, la dernière partie promet de nouveau du lourd. Ce huis clos final m’a totalement charmée, excellent et prenant, il m’a laissé sur une sensation de vide. Tout n’est pas expliqué mais j’ai aimé la dimension surnaturelle et psychologique. C’était tellement riche en révélations, à vrai dire, il y avait des indices tout du long du livre mais si discrets que je ne les avais pas du tout interprétés de la bonne manière. J’avais totalement oublié que le livre était présenté comme fantastique ! J’étais partie alors sur la mauvaise piste du meurtrier et j’ai apprécié être surprise à la fin. Ce n’est pas violent pour un thriller adulte, c’est surtout mental. (hormis la scène d’ouverture) et le suspense est appréciable avec quelques passages rondement bien menés (comme l’extrait cité plus haut dans la chronique)

Ce livre se lit vite du fait de chapitres courts et d’un style fluide. Un « Fais-moi peur collection chair de poule » pour adulte, c’était totalement fait pour me séduire. Certaines descriptions n’étaient pas forcément utiles comme la manière de stationner, mais c’est un détail. Malheureusement, je n’ai pas compris comment une mère peut aller dormir à l’hôtel en début de récit tandis que son mari est interrogé et ne pas même aller prendre son enfant dans les bras, l’avoir à ses côtés dans cette épreuve. C'est un détail bien-sûr. Je trouve que la petite Helena avait un rôle à jouer dès le début. En plus, ce que je regrette, c'est qu'Helena n'intervient qu'à la fin et de manière surprenante. Or, rien n'est expliqué à son sujet. Idem, un phénomène à la fin nous laisse sur une terrible frustration car nous ne savons pas comment le vit Helena, ce qu'elle ressent.

En bref, j’ai passé un très bon moment, je ne m’attendais pas à un tel développement de l’histoire et j’aime beaucoup l’intervention du surnaturel, ça change. Les personnages étaient intéressants à suivre et j’ai envie de les connaître davantage, peut-être en lisant l’apôtre de l’ombre. Je regrette le manque de présence d’Helena (son développement) et un déroulement plus complexe de l’enquête aurait été parfait. La plume est efficace, le suspense présent. Un thriller fantastique qui vaut le coup d’œil, aussi prenant que frustrant !  

 


Infos sur le livre

  

  1. L'Apôtre de l'ombre d'Oxanna Hope, 368 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 23 avril 2016. 
  2. Au creux de ma main, tu n'es plus rien d'Oxanna Hope, 264 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 10 novembre 2015. 

 

Sites intéressants:

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