Bannie re aude2017

Fantastique: Immortels et autres créatures surnaturelles

Un Manoir pour refuge d'Ena Fitzbel.

 

Ma Note 3,5/5

 * Lorsque le rêve se mêle à la réalité ! " 

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 


 

Unmanoirpourrefuge

Mila fait chaque nuit ce rêve étrange et rassurant d’un manoir perdu au fin fond de la lande écossaise. Elle y rejoint une amie chère à son coeur et Kenneth, un mystérieux jeune homme dont elle est tombée amoureuse.

Un jour, elle révèle à sa classe l’existence du manoir. Le soir même, le rêve qu’elle croyait immuable s’en trouve bouleversé : une domestique disparaît, tandis que l’une de ses camarades plonge dans un sommeil léthargique.

Le rêve de Mila est empreint de mystère, mais la jeune fille est cependant loin d’imaginer la véritable nature de ce qui pourrait devenir un vrai cauchemar.


 Extrait

« Elle visse ses grands yeux verts sur le visage de l’homme. Elle l’a reconnu. Son hésitation lui est fatale. Il lui assène un coup de poing dans le bras pour lui faire lâcher son arme. Effarée, elle recule en titubant. Il la pousse violemment par la fenêtre. 

Les quelques secondes que dure sa chute, Marie n’a qu’une pensée : que va-t-il advenir d’elle quand elle se réveillera ? »

(Page 43)                                            



Mon Avis

Ce qu’il faut retenir :  Mila raconte en classe une histoire dont elle rêve souvent : elle rend visite à une amie dans un manoir où il se passe toujours d’étranges phénomènes. Mais l’étrange devient inquiétant quand ses propres camarades de classe le vivent aussi au point de se blesser voire pire, mourir. Comment en sortir ? Où se trouve la limite entre rêve et réalité ?  

Mon ressenti : 

Quelle couverture intrigante ! Ce manoir au milieu de nulle part, ces arbres touffus pourtant décharnés à leurs extrémités et cette lumière spectrale qui éclaire légèrement le manoir. Hum ! Quelques frissons sur ma peau, l’ambiance palpable d’entre-deux (rêve/réalité ? Vie/mort ? Aucune idée) : la couverture me plut immédiatement. Il ne m’en fallait pas plus pour vouloir absolument lire ce livre. Le résumé est intéressant et l’auteure paraît bien sympathique et ouverte sur les réseaux sociaux. J’avais envie de découvrir sa plume.

Ainsi, nous voilà plongés dans une histoire surprenante et originale. Ce sont vraiment les deux mots caractérisant le plus l’intrigue. Dès lors que Mila raconte son histoire en classe sur son rêve récurrent, le comportement des élèves change, les rêves aussi. Le danger est menaçant et le mystère s’agrandit. La question qui revient sans cesse dans notre esprit est : pourquoi ? Je ne vous raconterai rien de l’intrigue, j’ai effacé tous les passages dans ma chronique où je sentais que je donnais des indices, j’espère avoir bien fait mon travail. 

Le suspense m’a tenue en haleine. Je sentais un potentiel énorme de narration et j’étais curieuse de savoir où l’auteure voulait m’emmener. Je ne pensais pas qu’elle m’emmènerait aussi loin par contre. J’ai assisté à un tableau vivant, où différents calques de vie s’entremêlaient nous dévoilant selon le mouvement du récit quelques indices et surtout l’identification entre les élèves et ceux du manoir. Les descriptions des décors étaient précises, par petites touches, j’ai grandement apprécié les découvrir.

Malheureusement, j’ai des goûts de lectrice [heureusement] que j’ai mis du temps à comprendre et si je ne peux pas me focaliser sur un héros, à la 1ere personne du singulier idéalement alors je suis à distance et cela me plaît nettement moins.

J’ai besoin d’être proche d’un personnage pour mieux apprécier le récit en particulier ici, le rebondissement final. Dans ce récit, les personnages sont nombreux et peu importe qu’ils ne soient pas approfondis puisque leur existence a un sens particulier, ils sont les pièces d’un puzzle dont vous aurez le résultat [le tableau final] qu’au dénouement. Non ce n’est pas important de ne pas les connaître au point de s’y attacher. J’apprécie qu’un héros ou héroïne soit entouré de plusieurs personnages surtout quand l’intrigue est corsée comme ici. Or, le récit change de point de vue (à juste raison), ce n’est pas un défaut puisque c’est propre à l’histoire, mais je me suis vite perdue. Qui plus est certains n’attirent pas forcément la sympathie. J’attendais avec hâte les passages au manoir où ils sont différents, nettement plus surprenants.

Oui c’est au manoir que j’ai apprécié ma lecture. La finesse de l’écriture s’y ressent totalement. Ena a un style hypnotisant et efficace. Les descriptions et l’ambiance ont été méticuleusement travaillées et cela se ressent, se vit avec émotion. Je me souviendrai toujours de la scène dont je vous ai écrit l’extrait plus haut. Ce passage m’a bouleversée, il m’a fait penser à un film d’Alfred Hitchcock Vertigo, la poursuite [la fuite dans le roman] la chute, le rapport de force, qui est qui. Une belle démonstration de suspense, celui qui fait retenir le souffle et serrer les dents.

En bref, l’écriture, le suspense, avec son lot de révélations finales font la force du récit, l’entremêlement rêve et réalité est fluide comme un tableau que je ne suis pas prête d’oublier. J’aurai davantage été impliqué si les personnages avaient été moins nombreux, c’est cet aspect de l’intrigue qui m’a empêché de rentrer totalement dans l’histoire. Je n’aime pas lire à distance surtout quand les mots sont si bien choisis. Enfin vous êtes ici dans une histoire multigenres qui m'a un peu décontenancée, c’est le seul indice que je vous dévoilerais, à vous de vous y plonger maintenant.


Infos sur le livre

  

Un Manoir pour Refuge d'Ena Fitzbel, 238 pages chez Rebelle Éditions, sorti en novembre 2016. 

 

Sites intéressants:

  • Site de l'éditeur: ICI
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Rebelle Editions

 

 

 

 

Le Monstre Nounou de Tuutikki Tolonen

 

Note 4,5/5

* Original  ! *

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon petit avis et toutes les Infos. qui valent le coup. 
 

 

 


Le monstre nounou

Venu de Finlande, le Monstre nounou a conquis Hollywood et sera bientôt adapté au cinéma par Ridley Scott !Il y a des nounous rigolotes, des nounous trop sévères, d'autres qui vous laissent faire les quatre cents coups, et puis il y a... le monstre nounou !
En l'absence de leurs parents, Halley, Koby et Mimi vont être gardés par cette étrange créature poilue et poussiéreuse qui sent fort le renfermé. Voilà qui promet des vacances pas comme les autres...
Le premier tome d'une série venue de Finlande qui va réchauffer les coeurs, dans la lignée du Monstre poilu et de Roald Dahl.


Extrait

« – Nous voilà seuls avec ce monstre, répondit Halley. Koby et Mimi acquiescèrent d’un signe de tête. Ils se tournèrent tous les trois vers le salon où le monstre était assis, aussi immobile qu’une statue de bronze. La lumière du soleil couchant se déversait par la fenêtre, révélant les grains de poussière qui flottaient paresseusement dans l’air.»

(page 41) 


Mon Avis

Ce qu'il faut retenir de l'histoire... Trois enfants sont gardés par une nounou pas comme les autres. Un monstre poilu et poussiéreux qui dort dans un placard. Le monstre est gentil, mais le danger rôde autour des enfants et du monstre : il faut s'enfuir et tenter de résoudre tous les mystères, une mission acceptée volontiers par les trois enfants et leurs amis.

 Mon ressenti: Avant tout, la couverture est loufoque à souhait, les couleurs, le trait, elle est très réussie. Qu’est-ce donc que cette histoire de monstre qui s’occupe d’enfants et où les parents sont envoyés dans un centre de vacances ? Le résumé rend curieux, vous n’êtes pas d’accord ?

C’est une expérience. Voici ma réponse la plus brève. Une expérience que les parents acceptent malgré eux, laissant leurs enfants à des monstres... Que c’est étrange ! Et pourtant, j’adore l’idée. Je voulais savoir de quoi il retournait, alors les pages défilaient, défilaient tellement, j’étais avide d’en découvrir toujours plus. Imaginez ma satisfaction en découvrant que l’histoire révélait certains de ses mystères pour mon plus grand plaisir. D’ailleurs, à la fin je me suis rendu compte que j’avais dévoré le livre. Scroutch !

Pour revenir à l’histoire, les trois enfants principaux de 11, 9 et 6 ans se retrouvent seuls avec un monstre faisant office de nounou qui éparpille partout de la poussière, tant de poussière que faire le ménage ne servirait à rien. Mais cette poussière a une utilité que je ne vous dévoilerai pas, d’ailleurs ne pensez pas un seul instant que je vous révèlerai quelques informations sur le monstre. Les enfants du récit le feront mieux que moi !

Et c’est là que réside le plaisir d’apprendre qui est ce monstre, car en leur compagnie, vous remarquerez trois enfants bien éveillés selon leur âge et si ouverts, donnant une vraie leçon de tolérance, sur ce qui est différent de nous et qu’il faut apprendre à approcher et à connaître plutôt que prendre peur, fuir, ignorer et pire encore. Ils ont grandi avec l’absence d’un père et leur maturité tout comme leur complicité les rendent tellement intéressants à suivre.

Ainsi, le monstre s’occupe des enfants à sa manière, grogne, observe, oui, il est difficilement compréhensible. Mais les enfants sont d’une intelligence prodigieuse et vont essayer de l’aider à trouver ses aises. En effet, Koby âgé de 9 ans étudie l’unique livre sur les monstres, trouvé à la bibliothèque par sa grande sœur Halley. Ce livre constitue une vraie mine de détails, rendant le monstre plus « humain », avec des émotions, qui a besoin parfois de câlins de Mimi, car être nounou n’était pas son choix...

Parlons justement un peu de la petite Mimi, 6 ans, elle prend des bains et bavarde avec sa robe de chambre, véritable être surnaturel plus qu'ami imaginaire qui lui prodigue de bons conseils sur le monstre et les dangers à venir. J’adore Mimi, quand elle parle, quand elle agit. Elle fait avancer l’intrigue et c’est elle qui nous démontre que le monstre n’est pas un danger et qu’au contraire, il a besoin d’aide.

C’est donc une intrigue surréaliste où les enfants font preuve de grande maturité, comme si le monde marchait sans parent. Même plus tard quand le père des enfants arrive, il suit le mouvement des enfants et chacun veille les uns sur les autres.

Et puis au-delà de l’intrigue autour des enfants qui cherchent à en connaître plus sur le monstre, il y a tout un monde surnaturel qui lui est rattaché. D’étranges gens recherchent le monstre, il y a aussi des créatures qui sont inquiétantes. J’attends avec impatience le tome 2 afin d'en connaître toujours plus, savoir ce qui s’est passé.

Cette histoire pleine d'énigmes est originale, attendrissante, incroyable.

En bref, un récit original, impossible à lâcher, car je voulais découvrir les mystères derrière cette histoire de monstres nounou, de féestiques, de sorcière et même de robe de chambre étonnante. Une histoire qui se lit avec grand plaisir, peu importe l’âge, l’idéal est pour les enfants, dès 8 ans, mais en tant qu’adulte j’ai vraiment apprécié le voyage, le style, les personnages — de drôles d’enfants, l'ouverture d'esprit de ces derniers. Les nombreuses illustrations sont réussies et proposent une version imagée du récit. Tout est fait pour qu’on y soit bien, petit ou grand. Le monstre nounou est un OVNI de la littérature jeunesse et je le recommande chaudement. Ce livre ouvre admirablement la nouvelle collection R jeunesse, cela commence fort ! 


Infos sur le livre

Le Monstre nounou de Tuutikki TOLONEN, 368 pages chez la Collection R jeunesse, sorti le 13 octobre 2016. 

Sites intéressants:

Collection R jeunesse : ici Facebook de la collection R : ici

 

Robert Laffont

 

La Sirène de Kiera Cass

 3,5/5

* Une lecture au goût de sel marin *

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup.

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 

 


 La sirene

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?


 

 " Pendant une centaine d'années, tu deviendras une sorte d'arme. Ta voix sera fatale à quiconque l'entendra et tu ne devras le révéler à personne, pour ta sécurité mais aussi pour la nôtre. Lorsque ce siècle sera écoulé, tu récupèreras ta voix, et ta vie. En attendant, tu te mettras au service de l'Océan. Tu ne seras jamais seule. Nous veillerons sur toi, et l'Océan aussi. "

(Page 110)


 

Ce qu'il faut retenir de l'histoire...   Kathleen meurt dans un naufrage et devient sirène au service de l'Océan en semant à son tour la mort en chantant. Un jour, à l'université, elle rencontre Akinli...  

 Mon ressenti:  

Je tiens à remercier la Collection R pour l’envoi de ce service presse estival particulièrement réjouissant. Les goodies étaient géniaux et la couverture du livre absolument renversante. J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour cet aparté, je le fais rarement pour ne pas susciter de frustration, mais ce geste, j’avais besoin de l’écrire, car il m’a touchée.

La petite Sirène est un conte sombre, je me souviens, lorsqu’enfant, je découvrais la « vraie » histoire, celle d’Andersen (1837). Kiera Cass propose un récit dans la même ambiance. N’imaginez donc pas une histoire joyeuse avec des crabes chefs-d’ orchestre et des poissons parlants à la Disney (sympa aussi). Le thème de la sirène tombant amoureuse d’un humain qui ne peut (ne doit) pas parler est repris dans ce roman, sinon du reste, Kiera Cass a totalement réinventé le mythe et c’est tant mieux, un peu de nouveauté, pourquoi pas ?

Kathleen meurt dans un naufrage avec toute sa famille, elle accepte alors de devenir sirène durant 100 ans au service de l’Océan : lorsqu’elle chante, les humains à bord de bateaux sont attirés par sa mélodie et meurent noyés, leurs âmes nourrissant l’Océan. Oui, l’Océan est personnifié en une Mère qui doit se nourrir des âmes humaines pour que le monde continue de tourner. Pas mal, non ? En échange, Kathleen et quatre autres sirènes ont la vie devant elles, au contact des humains (des hommes notamment), elles peuvent étudier et faire la fête, flirter, sans jamais parler, ni aimer d’un amour sincère. Elles ne peuvent ni mourir, ni vieillir, ni se blesser lorsqu’elles entrent dans l’eau, elles n’ont pas de queue de poisson, mais de somptueuses robes (clin d’œil à la Sélection, saga que l’auteure a écrite après, la Sirène étant antérieur, son premier roman ). De même, les souvenirs de leurs vies humaines s’effacent, ce qui est une bonne chose pour ne pas ressasser. Mais Kalheen est différente, elle a beaucoup de mal, même des dizaines d’années plus tard, à semer la mort en provoquant des naufrages. La rencontre avec Akinli à l’université va tout changer, car elle va tomber amoureuse. La suite de l’histoire à vous de la découvrir, mais vous vous en doutez un peu !

J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle mythologie, l’originalité de ces sirènes au service de l’Océan aux multiples facettes. L’histoire se lit toute seule et j’étais ravie de retrouver la plume de Kiera Cass. Néanmoins, tel un Océan, le récit manquait de vagues et de profondeur : l’origine des sirènes, leurs pouvoirs hormis chanter, leur psychologie, l’origine de l’Océan, son appétit pour les hommes (comment faisait-il avant que les humains n’apparaissent).

À quand l’action ? L’héroïne est touchante à tenir le carnet de ses victimes, la preuve d’un souhait de préserver son ancienne humanité. De même, elle est intelligente, elle sait très bien que l’Océan sert avant tout son dessein et aime d’un amour inhumain auquel il faudra ne rien attendre (enfin presque). Malgré tout, la noirceur est omniprésente, l’héroïne se lamente et se répète et c’est bien dommage, car il y avait tant à développer comme son histoire d’amour… Non, c’est redondant sur certains sujets au détriment de la romance. Par exemple, elle dit ne pas voir Padma, l’une des sirènes être dépressive, à force elle le sait, non ? Pourtant, Kathleen se focalise sur sa souffrance et la sienne propre. Même si je cautionne complètement que le récit reste sombre, je pose un bémol sur l’héroïne que j’aurai voulu plus dynamique. Aisling, une des autres sirènes, partie trop tôt semblait bien plus intéressante, j’aurais préféré la suivre elle pour être honnête. Les sirènes semblent créatives et curieuses, il est frustrant de constater qu'il manque une vraie épaisseur à leur développement. L’héroïne aime un homme, mais c’est juste écrit, moins démontré par des gestes, des regards, tout comme la relation avec l’Océan, tout reste assez lisse.

Ce qui est intéressant est à peine abordé, ce qui devrait prendre son temps comme une histoire d’amour est vite raccourcie et ce qui est un peu lourd à lire est répétitif, c’est donc un gros souci de justesse, de rythme, de détail qui planent sur ce roman révélant pourtant des idées très intéressantes.

En bref, j’ai passé un très bon moment auprès des Sirènes et de l’Océan : mythologie originale que j’ai beaucoup appréciée. Malheureusement, ce roman manque de vagues (d’action) et de profondeur (relief). Les bonnes idées n’ont pas été développées (origines de l’appétit de l’Océan, les sirènes). Pourtant, il y avait de l’idée, vraiment ! L’héroïne est touchante, intelligente. C’est une bonne lecture estivale avec une couverture magnifique (la robe !!), sans prise de tête, mais n’en attendez pas plus. Je tiens à féliciter l’auteure pour ce 1er roman, on sent que la Sélection n’est pas loin d’être conçue, cette fois avec des jeunes filles pleines de vie.  Pour un premier roman, on sent le potentiel pour les suivants. 


 3 bonnes raisons de lire cette histoire

La Sirène de Kiera Cass, 450 pages, sortie le 22 septembre 2016, aux Editions Robert Laffont, collection "R".

Sites intéressants:

  • Site Officiel de l'auteure: ICI
  • Le blog privé de l'auteure: ICI.
  • Facebook de la collection R: ICI
  •  Site de la collection R : ICI

 

Le trailer: 

Le trailer VO du livre:

 

Merci à la collection R des Éditions Robert Laffont.

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Enfernité de Brodi Ashton.

Ma Note 4,5/5

*Histoire coup de coeur !*

 

 Ce billet comprend 3 bonnes raisons de lire ce livre, la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup.

Bonne lecture et pensez s’il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires ! 

 

 


3 bonnes raisons de lire cette histoire

                            

* un mythe lié à l’amour et au sacrifice qui se déroule dans notre monde moderne.

* Jack et Cole. Deux jeunes hommes charmants, énigmatiques et assez têtus.

* une échéance de six mois pour Nikki avant les Ombres ou non...

Le hic:   des flash-back qui arrivent trop tôt. Plusieurs pages sur "maintenant" afin d'être dans le bain auraient été l'idéal. Par contre, plus loin dans le roman, ils arrivent à point nommé.


 

TOME 1: 

Enfernité.jpg

 Six mois que Nikki a disparu, sans laisser de traces. Six mois qu’elle a, par désespoir, abandonné Jack. Six mois qu’elle a passés enfermée aux côtés de Cole, dans un monde entre morts et vivants.

Nikki est de retour et elle doit faire un choix.

Mourir auprès de Jack, ou vivre pour toujours avec Cole, en Enfernité.

 


 

Extrait

 

"Il s’accouda à la balustrade et baissa la tête. Il demeura longtemps silencieux. Seule sa respiration profonde était audible. Il semblait réfléchir intensément. Enfin, il reprit la parole :

– Tu devrais rentrer chez toi.

Je reniflai. Chez moi. Sans ma mère. Avec mon père que je ne supportais plus. Avec Jack qui risquait de venir m’annoncer en personne qu’il avait trouvé une autre copine.

– Je ne peux pas rentrer chez moi.

Je ne sus si c’était à cause d’une inflexion dans ma voix, mais Cole me regarda enfin :

– Nikki, tu me fais pitié.

Je devinai qu’il était sur le moment de céder. Je mis ma main sur son bras et il ne résista pas lorsque je l’attirai face à moi.

– Je t’en supplie.

– Je ne peux pas te dire non, déplora-t-il. Et ça va être un problème."

 

(Cole et Nikki, page 241/374)

 

Retrouvez le prologue ICI

 


 

Mon Avis

Ce qu'il faut retenir de l'histoire...    Nikki rentre du Festin où Cole, un Enfernaute s’est nourri durant un siècle (6mois sur Terre) de son malheur et de ses émotions en général. En revenant sur Terre, Nikki a six mois devant elle pour dire au revoir à ceux qu’elle aime, sa famille et Jack qu’elle n’a pu oublier. Car les Ombres vont venir réclamer leur dû... À moins qu’elle accepte de devenir comme Cole, éternelle.

 

Mon ressenti:    

Belle couverture !

Enfernité est un livre coup de cœur ! À vrai dire, mon sentiment est le même que pour Juliette Forever à savoir les auteures reprennent des mythes et leur donnent une nouvelle existence plus moderne, plus originale. Ici, Enfernité revisite un mythe que je vous laisse découvrir mais la mort, l’immortalité et les héros amoureux sont de bons indices…

Au début, j’ai trouvé le RYTHME un peu lent et très perturbant. En effet, un coup l’action se passe un an plus tôt, un coup au présent, un coup six mois plus tôt… etc. à peine quelques paragraphes qui nous emmènent dans un cadre particulier que celui-ci change instantanément, revoilà celui du passé… etc.

Et puis, les changements prennent leur importance et je les ai vite acceptés comprenant les enjeux. L’INTRIGUE est effectivement un long fil à suivre parsemé de révélations et de rebondissements bien sympathiques. Les indications de temps en début de chapitre désignent en réalité l’écoulement depuis la sortie du Festin (là où Nikki était durant 6 mois) jusqu’aux Tunnels ou l’Enfernité (soit 6 mois après) qui attendent Nikki. Le présent est entre les deux et pour comprendre quels sont vraiment ces enjeux, l’auteure a décidé de mélanger un peu passé, présent, esquisse de futur... afin de ne pas se trouver dans un schéma purement linéaire et de nous tenir en haleine. « Tu veux savoir ce qui se passe là maintenant ? Attends, lis d’abord ce passage, tu comprendras un élément d’abord. “De quoi instaurer suspense et nervosité !

La fin par contre n’est pas étonnante mais appelle à la suite, alors j’accepte le compromis de ce qui s’est passé… même si je reste contrariée par le sort de certains personnages.

Le développement des PERSONNAGES se fait réellement en douceur, il ne faut pas être pressé pour connaître le fond de pensée de chacun. Même à la fin, cela reste vague pour certains. Je ne dirai pas qui. C’est un trio amoureux d’une certaine manière, disons que c’est plus compliqué. Nikki doit choisir entre les Tunnels (les "enfers" purs et durs où elle souffrira) ou l’éternité avec Cole. Dans les deux cas, elle est dans un ultimatum de 6 mois pour se décider sinon les Ombres des Tunnels viendront la prendre. Si elle est avec Cole, cela signifiera puiser l’énergie vitale d’autres personnes. Jack son grand amour se trouve en plein milieu où dans les deux cas, Nikki est condamnée. Toute l’histoire tourne donc autour des sentiments de Jack, l’aime-t-il encore ? Peut-il seulement l’aider ? de Cole, qui est-il vraiment ? Peut-il avoir des sentiments "humains" ? Et Nikki, peut-elle trouver une troisième solution qui ne serait ni les Tunnels ni Cole mais juste la vie réelle avec Jack et sa famille ?

Écrit à la 1ère personne du singulier, au présent, Nikki est une héroïne fragile, jeune et innocente. Elle ne prétend rien hormis de se donner durant ces six mois de liberté, l’occasion de rendre heureux ceux qu’elle aime avant de partir vers son destin funeste, quel qu’il soit. Je l’ai trouvée attachante car elle est jeune et amoureuse et d’une certaine manière, nous avons toutes été des Nikki, amoureuse, jalouse, peu confiante…

Jack et Cole sont deux personnages singuliers. L’un est terriblement humain, l’autre totalemeny au-dessus de tout ça, l'humanité, du moins en apparence. Ils appartiennent à deux mondes différents et je suis curieuse de savoir si dans le tome 2, nous allons en apprendre plus sur le monde de Cole, sur l’Enfernité. Cole reste quand même une belle énigme. Peu loquaces mais directs, les deux garçons ont beaucoup de charme et j’ai apprécié leurs répliques, leurs gestes... ils ne sont pas parfaits et dévoilent leur belle profondeur.

Enfin, c’est un livre que je conseille aux amateurs de YA, d’histoire d’amour, de mythologie revisitée et d’écriture simple et efficace. J’ai passé d’excellents moments, je ne pouvais plus lâcher ce livre avide d’en savoir plus sur son univers. Je dois avouer que je reste assez frustrée, beaucoup d’éléments sont finalement donnés mais jamais assez… un sentiment qui prouve bien que l’auteure m’a séduite et que j’en redemande encore !  

 

Mots magiques pour se souvenir du roman :     Festin, Mme Stone, Retour, Enfernaute, Lacey Greene, guitare, pêche, élection, Surface, bracelet, le Tuyau (rafting), Maxwell, fille de Perséphone, Tunnels, Ombre, Mary, atelier GraphX, Dead Elvises... 


 

Infos sur le livre

 

L'auteure a écrit une trilogie :

Tome 1, Enfernité de Brodi Ashton aux Editions Milan, collection "Macadam", sortie le 4 avril 2012, 374 pages.

Tome 2, Enfernité 2 de Brodi Ashton aux Editions Milan, collection "Macadam", sortie le 5 juin 2013, 377 pages.

Tome 3,  ???

 

  Sites intéressants:

Blog de l'auteure: ICI  

Site de la collection "Macadam": ICI  

FB de l'auteure: ICI 

 

 

Trailer:

 

 

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  Cliquez sur le logo pour voir le catalogue de la collection!!!

 

La Meneuse d'âmes de Sobian Welsh.

 

Ma Note 2,5/5

 Je suis passée à côté !

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup. 

 

 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 


 

Tome 1 : L'appel de la faux. 

La meneuse d'âmes

 

Cette histoire est celle de Lily Patterson, qui, peu de temps avant son dix-neuvième anniversaire, apprend une étrange nouvelle. En effet, ses parents lui révèlent qu’elle est en réalité issue d’une famille de « Faucheurs » et que sa vie se résumera désormais à prendre des âmes pour les faire passer dans l’Au-delà. Ebranlée par cette nouvelle, Lily tente par tous les moyens de conserver une vie normale. Mais c’est sans compter sur la détermination de son étrange instructeur, Cam. Si celui-ci semble à peine humain, les techniques qu’il emploie pour lui apprendre cette vocation atypique sont encore plus déroutantes. Et Lily n’est pas au bout de ses surprises.

 


 Extrait

« - Tu dois la toucher, me confirma ce dernier qui observait la scène d'un air indéchiffrable. 

- Quoi ? Pas question, elle est en train de mourir d'elle-même, grimaçai-je sans pouvoir dissimuler la répulsion que m'inspirait le fait de toucher la moribonde. 

- Elle ne mourra pas toute seule, fulmina-t-il, luttant visiblement pour ne pas m'arracher la tête. C'est toi qui es censée la faire partir. Si tu ne le fais pas, elle va seulement rester là à agoniser jusqu'à ce que son âme parte dans le néant. C'est ce que tu souhaites ? La voir pourrir sur ce fauteuil ? »

 

(Page 39)                                            



Mon Avis

Ce qu’il faut retenir : Lily apprend qu’elle n’est pas une adolescente de 17 ans comme les autres, en effet c’est une faucheuse. Elle doit désormais récolter des âmes et écouter son instructeur Cam, aussi séduisant que méprisant. Mais lors d’une capture d’esprit, une autre présence se manifeste, Lily est loin de se douter que les ennuis ne font que commencer.  

Mon ressenti : Le début était prometteur, j’ai tout de suite apprécié l’intrigue autour du nouveau rôle de Lily à savoir prendre des âmes auprès de personnes âgées, des malades. Une vocation étrange qui ouvrait sur un univers bien particulier. Comme le danger rôde, Cam doit lui apprendre à se battre ce qui fait beaucoup à assimiler pour la jeune fille. L’auteur a d’ailleurs su développer un monde riche en révélations (peut-être trop à mon goût mais ce n’est pas ce qui m’a déplu). Il y a des créatures surnaturelles malfaisantes, d’autres qui sont dans un entre-deux n’inspirant pas confiance. Oui, le début et l’univers de l’histoire étaient pas mal du tout. Quand l’intrigue était au-devant de la scène (quand…) j’ai passé de bons moments. L’évocation de la mythologie égyptienne n’était pas pour me déplaire non plus.  

Malheureusement, plus j’avançais, plus le récit prenait des sens assez abracadabrants. J’aurai pu m’en contenter me disant que tout est expliqué, aussi tiré par les cheveux que puissent être les lieux étranges, l’attitude des personnages rencontrés, les scènes de surprises. Mais mon seuil de tolérance n’a pas survécu à la lourdeur des héros dans leur désir répétitif de se tourner autour. Cela prend une telle ampleur que toute l’histoire est gâchée selon moi, selon mes goûts comme je ne lis pas de romance et certainement pas au détriment de la trame. Une romance qui plus est entre deux personnages peu attachants. Le duo Lily et Cam était tout trouvé, c’est certain. Car ils sont aussi désagréables l’un que l’autre et leur manière impulsive d’agir, mêlant violence et désir, avait une récurrence qui me poussait à hurler au livre qu’ils couchent ensemble une bonne fois pour toutes. En fait, la jeune adolescente joue à merveille son rôle, pénible et aux hormones exacerbées. Cam, lui, jouait très bien le sien, à savoir le ténébreux, le mystérieux faux méchant sur lequel il faut tomber sous le charme parce qu’il est antipathique qu’en surface, pour mieux paraître attentionné en réalité. Mouais. Pas très subtil, et si j’en suis attristée, c’est bien qu’il y avait matière à en faire un duo explosif.   

Le style était prenant au début, mais au fur à et mesure que j’avançais dans le récit, l’écriture se faisait plus familière, ce que je n’aime pas du tout. D’ailleurs, il y avait un vrai déséquilibre entre les propos des personnages et les pensées de Lily. Elle nomme à tout va des individus à peine rencontrés selon des noms de personnes fictives comme Mercredi de la Famille Adams pour une jeune gothique ou Cam a le surnom Amityville a contrario elle pense avec pudeur ses émotions érotiques pour Cam. Je n’ai pas saisi pourquoi ses pensées ne suivaient pas ses paroles, c’était très étrange et l’inverse aurait été plus logique. Je suis passée totalement à côté pour Lily et Cam comme pour le livre en réalité.

En bref, j’en suis désolée, mais je n’ai pas adhéré aux personnages comme au style faiblissant à mesure que les pages se tournaient. L’univers autour du livre était intéressant même si cela va très loin. Si les protagonistes n’avaient pas perdus de temps sur eux-mêmes, l’intrigue aurait gagné en force et intérêt. Mais c'est peut-être tout simplement une histoire de goût, peut-être que le livre vous plaira. :-) 

 


 

Infos sur le livre

  

La meneuse d'âmes de Sobian Welsh.

Tome 1, L'appel de la faux, 290 pages chez Rebelle Éditions, sorti le 10 octobre 2015. 

 

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Rebelle Editions

 

 

 

 

Sortilèges Interdits d'Alice Adenot-Meyer

Ma Note 4,5/5

* Totalement sous le charme *

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup d’être notées. 

 

 Bonne lecture et pensez s’il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires ! 

 

 


 

Sortileges interdits

Pratiquer la magie interdite ?

C'est ce que le comte de Vald exige de Yodim, son nouvel employé. Celui-ci, jeune violoniste fraîchement diplômé de la prestigieuse académie de Dardes, se trouve entraîné dans un tourbillon de plus en plus dangereux.

Lui qui excelle en musicomagie, cet art qui permet d'agir sur une personne grâce à un sort constitué de notes, réussira-t-il à contrer les sombres projets de l'aristocrate ?


 

Extrait

- Connaissez-vous ce livre, Yodim ? 

- Nn... non. 

Le garçon avait les mains et les pieds glacés. Quelque chose n'allait pas. 

- Vraiment ? Votre professeur n'a-t-il jamais fait allusion au fameux Traité d'Art Musicomagique du non moins célèbre savant Louric Psalto ? 

- Si, bien sûr ! murmura Yodim. Mais... je croyais que cet ouvrage avait été interdit, et qu'il n'en existait en tout et pour tout que trois exemplaires ? 

(...)

- Vous avez l'un d'eux sous les yeux. 

 

(page 54 le passage où j'ai commencé à vraiment accrocher) 

 


Mon Avis

Ce qu'il faut retenir : Yodim vient à peine de terminer ses études musicales à l’Académie de Dardes qu’un comte, le comte de Vald l’emploie pour accompagner deux autres musiciens lors des dîners et festivités dans son manoir. En apparence, la situation est idéale, le cadre est magnifique, le comte amical et sa nièce très charmante jusqu’à ce que le comte le convoque et dévoile ses réelles intentions. Le comte attend de Yodim qu’il pratique de la musicomagie, qui consiste à assembler des notes les unes après les autres avec le nom complet de la future victime afin de former un sortilège. Yodim connaît la musicomagie pour l’avoir étudiée mais le comte ne veut pas n’importe quel sort, il souhaite un sort qu'aucun musicien n'a encore réussi à composer. Un sort interdit à lancer sur l’un des proches du comte.   

Mon ressenti:   

Je ne connaissais ni la maison d'édition, ni l'auteure mais le résumé me tentait bien, cette idée de musicomagie et pour tout vous dire, aucune déception, c'est quasi un coup de coeur !

C'est donc l'histoire d'un jeune musicien -comme vous l'avez lu plus haut- employé chez un comte s'avérant être sombre et dangereux qui attend de lui qu’il fasse de la musique interdite. Yodim (les noms des personnages sont étranges, seul petit bémol, minuscule poussière de gêne) est un passionné qui a à coeur de pratiquer la musique, d'en composer et de partager avec d'autres musiciens. La musicomagie est une curiosité qui l'excite autant qu'elle l'effraie et malgré ce qu'il va vivre avec le comte et d'autres personnages encore plus obscurs, il reste un jeune homme, brillant, intègre, j'ai pris un grand plaisir à suivre cette aventure avec lui. 

J'ai trouvé la lecture très prenante. On devine aisément comment certains faits vont s'enchaîner mais il était si bon de les découvrir avec Yodim. Le rythme du récit est joué dans une belle régularité avec quelques crescendos très appréciables. Ce ne serait pas possible d'être autant pris dans un livre sans l'écriture d'Alice Adenot-Meyer, totalement fluide, variée, assez recherchée par moment. J'aime beaucoup le style de l'auteure. C'est une plume qui donne envie d'en avoir toujours plus, un peu comme la musicomagie, je me suis sentie envoûtée par son écriture (l'écritomagie? lecturomagie?) 

Il y a une belle diversité dans cette histoire au sujet des personnages. Je ne sais pas comment vous en parler sans gâcher le plaisir de faire leur connaissance par vous-même. Certains sont plus approfondis que d'autres. Or, comme c'est bien écrit et bien rythmé et que je suis tombée sous le "charme",  j'ai ressenti beaucoup d'émotions pour beaucoup d'entre eux. Je veux dire même un personnage presque figurant comme Mafi, fidèle ami de Yodim ou l'antipathique Borre m'ont fait réagir. J'ai eu de l'affection pour les amis de Yodim, sa mère, ses professeurs alors qu'ils ne sont pas tellement au-devant de la scène. Je n'ai vraiment pas supporté Minna, Borre, et j'avais pitié pour le comte Vald. Même l'académie de Dardes qui est une bâtisse ^^ fait envie, non il est certain qu'on ne ressent pas d’indifférence dans cette histoire. J’ai tout pris à coeur personnellement ! 

Ce qui est étonnant, c'est que l'histoire est écrit à la 3e personne du singulier donc j'aurai dû avoir une certaine distance principalement avec le héros Yodim. Ce qui n'est pas du tout le cas. Yodim est un homme honnête, renié par son père car il a choisi la musique comme métier. C’est un garçon aussi talentueux que jeune. En côtoyant les opposés milieux que sont ceux de l'aristocratie et les bas quartiers, il va prendre confiance en lui, essayant toujours de s'en sortir même si finalement plus il cherche à fuir plus il est rattrapé et son sort empire d'une situation à l'autre. Bravo pour ce personnage qui est un génie de la musique mais qui reste humain dans ses attitudes, comme l'affection de son amie Nattia qu’il ne voit malheureusement pas avant longtemps.

J'en viens à la musicomagie. Quelle bonne idée ! Si ma lecture n'est pas un coup de coeur ça y ressemble presque, disons qu'il aurait fallu m'assurer d'une suite car il y a matière. Le pouvoir des notes, pratiquer cette discipline, ici les protagonistes ont vécu une aventure, j'en veux d'autres. La progression de l'intrigue tourne autour de Yodim et de son don pour la musicomagie, au-delà de la simple pratique de la musique et je ne pouvais pas lâcher le roman pour ces deux raisons. Cette histoire est terminée, mais je veux en savoir plus sur la musicomagie, j'aurai bien imaginé les victimes se relever par exemple grâce à des sorts d'annulation, des victimes de toute époque ou alors apprendre d'autres sorts, d'autres obstacles, sur l'origine du traité ... 

En bref, j'ai passé des moments magiques, merci à l'auteure de nous avoir livré cette belle histoire surprenante, originale et enivrante. Je n'ai pas fait longtemps du solfège (quelques années en conservatoire) et de la clarinette mais ici pas besoin d'être à l'aise ou non avec les notes de musique. C'est Yodim qui vous montre le pouvoir de la musique, un pouvoir aussi grand et beau que dangereux. Un pouvoir réel et fantasmé avec cette idée de musicomagie. Mais je conclus sur ceci : j'en veux plus !!! 


 

Infos sur le livre

 

SORTILEGES INTERDITS, histoire écrite par Alice Adenot-Meyer, éditée chez les Editions Le Lamantin, 264 pages, sortie le 1er décembre 2015. 

 

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Le lamantin

 

 

 

Trilogie Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder

Ma Note 3,5-4/5

* Bonne Découverte ! *

 

 Ce billet comprend la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup d’être notées. 

 

 Bonne lecture et pensez s’il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires ! 

 

 


 

TOME 1: Les Héritiers

Tome 1

— Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
— Nous ?
— Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. (Il baissa le son de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.

 
Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète, les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…


 

Extrait

« Niels vit d’abord une peau pâle, où dansaient des lignes sombres, des jambes nues aux muscles déliés. L’inconnu se coula près de lui d’un mouvement souple et rapide. Niels écarquilla les yeux, se mordit la lèvre jusqu’au sang. Le visage qui se tenait à quelques pouces du sien n’avait rien d’humain. Ce qu’il venait de voir était gravé dans son esprit : les crocs d’ivoire, cette peau pâle et ces griffes... Oh Seigneur ! Il vivait un cauchemar éveillé. »

(page 121) 


 

Mon Avis

Ce qu'il faut retenir :

Peter souhaite faire carrière dans le football. Mais une agression surnaturelle dans laquelle sa mère intervient va tout changer. Le jeune garçon découvre par d’étranges méthodes surnaturelles comment est née une malédiction qui l'affectera lui et d’autres jeunes. Peter est de la génération qui devra combattre les fés tout en subissant les effets d’une présence animale en lui. Un Outrepasseur. Tout commence au Moyen Âge lorsqu’un puissant fé chasse un jeune individu avant de redescendre sous terre. La mère de la future victime du Chasseur, Fière, ne le laissera pas faire. Plusieurs villageois vont tenter d'empêcher le Chasseur d’arriver à ses fins. 

 

Mon ressenti:   

Je dois d’abord féliciter ceux qui ont conçu la couverture de ce livre. L’objet livre est un vrai bijou qui attire l’œil autant qu’il lui donne un aspect précieux et l’envie d’en découvrir le contenu. 

Je suis immédiatement rentrée dans l’histoire, Peter est un adolescent de ce qu’il y a de plus normal, aspirant à des envies de son âge. Je me suis vite attachée à lui et même la relation avec sa mère – assez peu développée pour le moment – m’a intriguée, m’a touchée. En réalité, je pensais suivre l’histoire de Peter, la quatrième de couverture parle clairement de lui, dans son présent. Ainsi, mon esprit était totalement focalisé sur lui. Ma grande erreur ! 

Le résumé de l’éditeur relate plutôt la quasi-fin si je puis dire. Ce tome présente à 90 % du livre une malédiction qui s’est passée au Moyen Âge et dont Peter sera affecté. Je me sens vraiment « bernée » mais je m’en veux à moi-même. Je ne lis jamais les résumés des livres, d’habitude. Or, la couverture ici était si belle que je l’ai analysée sous toutes les coutures. C’est entièrement de ma faute. 

Ne cherchez donc pas à connaître Peter, servez-vous de lui plutôt comme catalyseur d’un bon nombre d’informations qui vont vous aider à comprendre toute l’histoire voire même la trilogie. Ses baignades dans une piscine étrange, dans un sous-sol étrange, avec des gens... étranges ne sont qu’un décor pour ce tome. Bon, oui, j’ai adoré cette idée de société secrète qui arborait des animaux légendaires. Mais penchez-vous plutôt sur ces villageois, fin 1206 et vous découvrirez une histoire hallucinante et singulière !

Comme j’étais obnubilée par Peter, je suis passée un très bon moment à côté de l’identification de ces personnages du passé, alors que leur histoire est géniale. Que d'originalité ! J’ai trouvé captivant de suivre ces pauvres paysans tentant de repousser le Chasseur, un fé pas commode du tout. Je n’avais jamais entendu parler de fé et l’image que j’ai des fées est aux antipodes de ce qu’ils sont dans ce roman. Oh oui que c’était bon ! Ils sont puissants et flippants. Je me demande comment nous allons les retrouver dans le présent de Peter dans le tome 2. Ils m'intriguent à un point ! 

Les Outrepasseurs, tome 1 ne dépasse pas la douzaine de chapitres, nous alternons entre plongée (Moyen Âge) et souffle (Peter), les chapitres sont nommés ainsi « Première plongée », « Deuxième plongée ». Chaque plongée dans le passé constitue de sacrées parties informatives. Je préfère honnêtement les chapitres courts qui envoient de la surprise et de l’action rapidement. Ici, je me suis habituée vers la fin à ce rythme de « plongée ». L’effet était quand même réussi en ce qui me concerne, j’ai été prise comme dans un piège, comme Peter face à la chute, à cette malédiction qui se déclare.

Pourquoi parle-t-on des ancêtres de Peter et non de Peter ?

Pourquoi les plongées dans le passé sont-elles si importantes dans ce tome ?

Pourquoi l’éditeur a -t-il résumé ainsi cette histoire ?

Tout simplement parce que l’auteure tisse un fil narratif, avec douceur, avec poésie, de beaux sentiments, nous suivons ce fil, intrigué, séduit. Progressivement, celui-ci commence à changer, l’ambiance devient de plus en plus inquiétante pour finir dans le drame, dans le point de non-retour. Comme une caresse qui finirait en gifle, voilà comment je définirai l’écriture de Cindy Van Wilder. Ma formule est assez étrange, mais j’ai trouvé qu’il y avait un côté très « charmeur de serpents » qui vous mord à la fin. 

Le décor du Moyen Âge était extrêmement bien réussi. J’y étais ! Les personnages étaient intéressants et correspondaient à l’idée qu’on s’en fait de cette époque. J’ai bien aimé aussi suivre Frère François qui parcourt des kilomètres pour tenter d’aider les villageois qui ont vécu des attaques sournoises des fés. Malheureusement, il ne pourra pas éviter certains drames. Idem, j'étais frappée par la mentalité d'époque lorsque l’ignorance et la peur donnaient lieu à des bûchers d'innocents. C'est toujours choquant de penser que les choses se passaient ainsi dans notre Histoire. 
 

En bref, une histoire originale que j’aimerais suivre, des personnages intéressants -j'ai mis le temps à m'y attacher-, une plume aussi délicate que saisissante. C’est le genre d’histoire que j'aime bien, me faisant penser au Roman de Renard. Je me demande comment les nouveaux et jeunes Outrepasseurs vont s’adapter à leur mission et surtout si Peter va accepter son sort car il a du caractère ! Heureusement ! A suivre ! 

Attention, j'ai eu une certaine confusion dans les prénoms, je vous invite à vous reporter à la fin du livre lorsque vous vous sentez perdus. 


 

Infos sur le livre

 

LES OUTREPASSEURS, histoire écrite par Cindy Van Wilder, éditée chez Gulf Stream édition.

=> Tome 1, Les Héritiers, 352 pages, sorti le 6 février 2014.

=> Tome 2, La Reine des Neiges, 368 pages, sorti le 4 septembre 2014.

=> Tome 3, La Libérateur, 352 pages, sorti le 9 avril 2015. 

 

Il s'agit d'une trilogie

 

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J’aime énormément l’auteur. Je la suis car elle est très présente sur les réseaux sociaux. Jamais je n’ai rencontré quelqu’un d’aussi ouvert, qui vous livre des conseils sous forme de billet à découvrir sur son blog et vous en faites après ce que vous voulez. Avec Cindy, on écrit "à la cool". J’adore la suivre, vraiment. Ici, j’ai enfin découvert sa plume et j’en suis très heureuse car je l’ai beaucoup appréciée. 

 

Lire la suite

Le cycle des âmes déchues de Stéphane Soutoul.

 

 4,5/5

* Envoûtant *

* COUP DE FOUDRE pour la plume ! *

 

 Ce billet comprend 3 bonnes raisons de lire ce livre, la Couverture et le Résumé, un Extrait, mon avis avec un mini-résumé plus personnel et toutes les Infos. qui valent le coup d'être notées. 

 

Bonne lecture et pensez s'il vous plaît à laisser une trace de votre passage via les commentaires! 


                             

* Une ambiance gothique et romantique à souhait. 

* Une histoire ténébreuse captivante.

* Une écriture riche et raffinée.

 


 

TOME 1: LE MAL EN LA DEMEURE

le-mal-en-la-demeure.jpg                                                              

Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturel, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.

Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…

Entre la lumière et les ténèbres, tout peut arriver...


 

 

« Dès lors, la chaleur de ses propres désirs finit par prendre possession de sa raison, se jouant de chacun de ses sens et de ses pensées. Des baisers interdits déchirèrent bientôt ses chairs au niveau du cou et de ses poignets. Submergée par un bien-être à l'érotisme impie, elle se laissa entièrement envahir par une vague de béatitude exaltée, inconnue par les mortels de ce monde. »

 

(Page 42/144)

 


 

Ce qu'il faut retenir de l'histoire... 

Gerald de Lacarme, expert en phénomènes surnaturels, particulièrement en vampirisme, arrive en Allemagne dans le manoir de la famille Kraemer. En effet, son père Edmond de Lacarme l’a envoyé à sa première mission de terrain afin de mettre un terme au Mal qui ronge cette famille. Sur place, Gerald rencontre Marion, l’une des deux filles, belle et envoutante qui le perturbe profondément tandis que la sœur, Charlotte de santé fragile est alitée. A priori le Mal est en la demeure. Gerald tombe des nues lorsqu’un cri déchire la nuit et qu’il découvre que la menace vient précisément de la magnifique et troublante Marion.  

 

Mon ressenti:    

Je me rends compte que je suis encore fébrile lorsque j’écris ces lignes. Que c’est si bon quand la littérature nous donne des ailes, nous rendant plus légers. Merci à Péléane de Vision Livre d’avoir mis en avant la maison d’édition du Petit Caveau, car ce livre était dans ma Pile à lire depuis un moment et je me mords les doigts d’avoir gardé ce trésor si longtemps inexploré. 

Pour sa première mission de terrain, Gerald de Lacarme est amené à voyager jusqu’au domaine de Kreuzburg en Allemagne. Et pour cause, le propriétaire du domaine a écrit au père de Gerald qu’un Mal d’origine surnaturelle planait sur le manoir et que l’aide d’un spécialiste de l’occultisme était requise. Seulement, une fois arrivé sur les lieux, Gerald constate qu’il ne reste plus que les deux filles : la séduisante Marion et sa sœur Charlotte malade et retirée dans sa chambre. Les parents ont pris la fuite. Le manoir est entretenu par trois seuls domestiques : Ulrich le majordome, Hylda, nouvelle et jeune intendante et Petra la cuisinière. Les présentations faites, c’est ainsi que commence un huis clos (que je ne suis pas prête d’oublier) pour Gerald.    

On apprend très vite quelle est la source du mal, qui plutôt, est derrière tout ça et la mission de Gerald se complique alors car il s’agit de la troublante Marion. Nosferatu, vampire, créature de la nuit… des noms différents pour une créature dangereusement mortelle. Je pensais être lassée des vampires, je trouve qu’il y a trop de romans qui exploitent ce thème. Mais l’auteur a su raviver ma curiosité en parlant de nosferatu, j’avais immédiatement en tête le film muet de Murnau, pour l’avoir décortiqué il y a bien longtemps lors de mes études de cinéma. J’ai donc lu cette histoire en pensant « vampire » = danger mortel, y a pas à discuter. Je ne sais pas si c’était un clin d’œil ou si l’origine est plus lointaine. Bon je vous rassure, Marion n’a rien du physique du Nosferatu de Murnau. ^^

Ainsi, Gerald doit l’éliminer et protéger Charlotte car Marion cherche à en faire une des siennes. Il lui faut aussi veiller sur les domestiques Hilda et Petra, potentielles victimes du vampire. Rien que ça. Sans compter qu’il n’a aucun soupçon sur les plans machiavéliques concoctés par Ulrich, le majordome, colossal, antipathique. Celui-ci se sent effectivement menacé, craignant d’échapper aux faveurs surnaturelles de Marion. Il va tendre un piège à Gerald dans une crypte avec une effroyable surprise que je vous laisse découvrir. Cette scène est stupéfiante, spectaculaire, macabre, étouffante.

Je suis immédiatement rentrée dans cette ambiance romantique du XIXe siècle (mon siècle préféré en matière d’art) avec une forte touche gothique, immédiatement attachée au héros Gerald « rat de bibliothèque » qui doit agir en homme de terrain. Sa manière de percevoir le monde m’a plu, son effort à dénicher le mal, à soigner les victimes comme Charlotte m’ont touchée. Il agit avec application. Bon, l’attraction que Marion a sur lui dès le début m’a totalement échappé car elle est hautaine et méprisante surtout avec ses domestiques. Non, Marion n’attire pas ma sympathie, je lui préfère nettement sa sœur, alitée entre la vie et la mort qui arrive encore à raisonner et à aimer sa sœur pourtant responsable de son état. Je reconnais qu’en réalité, je suis un peu jalouse de Marion, j’en veux à Gerald de s'être laissé ensorceler par cette beauté froide et venimeuse.

    Le rythme de l’histoire alterne entre descriptions minutieuses des lieux et l’action pure enfin l’émotion, l'émotion, l'émotion. Un mot très fort en sens, additionné à un autre tout aussi fort et qui va à la rencontre d'un autre. C'est ainsi qu'écrit Stéphane. Autant vous dire que ce cocktail est remarquable. Pour revenir à la scène d’horreur de la crypte, elle va me hanter longtemps. Idem pour une autre scène sur Hylda d’une toute autre nature, j’ai eu des émotions fortes, tellement les mots étaient puissants. C'était diaboliquement extasiant. Il faudrait prévenir les lecteurs Monsieur Stéphane Soutoul quand vous vous lancez dans certaines descriptions. ;-) 

    J’ai eu un coup de foudre pour la plume de l’auteur. Cette histoire est écrite dans une justesse aussi rare que précieuse. Je suis ressortie de mon livre totalement euphorique. J’adore cette sensation quand on referme le livre et que le corps reste dans un état second, trompé par notre esprit lui-même embrumé de mots, d’images de l’histoire qu’on vient de « vivre ». Pendant plusieurs jours, mes pensées étaient parasitées par ce récit, sa fin et surtout par l’écriture. Impossible sur le moment de passer à un autre roman, j’étais noyée dans le chahut de mes émotions. Le style de Stéphane est aussi ensorcelant que Marion l’est à l’égard de Gerald dans le livre. Je ne me souviens plus s’il s’agit du 1er roman de l’auteur ou l’un des premiers. Hormis quelques coquilles et répétitions, les mots sont recherchés, imagés, poétiques, sans être lourds, sans fioritures, une seule phrase peut donner une scène ou une description incroyablement vraie et efficace. 

    Lorsque j’ai rencontré l’auteur en mars 2012 il m’avait présenté son livre avec tellement d’humilité, me donnant cette impression de douter de ses écrits, qu’il pouvait aller plus loin, faire mieux et qu’il écrivait d’ailleurs d’autres histoires, que celle-ci était bien sombre quand même. Aujourd’hui, je secoue la tête car j’avais rencontré sans le savoir un artiste plein de génie, si modeste. Je suis sûre qu’aujourd’hui encore Stéphane est à l’écoute des lecteurs et a envie de donner toujours plus de ses univers. J’ai encore son numéro de téléphone, chuuuuut, oui je l’avais pour qu’on se donne RDV comme j’avais gagné son livre. Je me vois mal en groupie envoyer un SMS « waouh c’était génial ton livre », il pourrait appeler la police. Par contre, je suis déçue ne pas avoir pris de photo de notre rencontre ce jour-là. Pour revenir à ce qu’il disait en 2012, le décor était particulièrement sombre, c’est vrai et d’ailleurs la fin ne m’a pas plu sur le moment, car je voulais retrouver Gerald dans les tomes suivants puisque c’est une trilogie. Mais allons donc, cette fin est l'expression même du romantisme : les sentiments ont dépassé la raison du héros. 

En bref, j’étais happée dès les premiers mots par ce décor sombre et romantique. L’écriture de Stéphane est belle et raffinée en adéquation parfaite avec l’histoire. Histoire qui hante par sa fatalité autant que par sa beauté. Je suis conquise. Merci pour ce roman court et puissant qui a marqué de son empreinte mon cœur littéraire. 

 


 

  

Le Cycles des Ames Déchues, écrit par Stéphane Soutoul, aux Editions du Petit Caveau.

=> Tome 1, Le Mal en la Demeure, sorti le 7 juin 2010, 144 pages.

=> Tome 2, Le Sacrifice des Damnés, sorti le 15 novembre 2011, 186 pages.

=> Tome 3, Coeur des Ténèbres, sorti le 20 février 2013 250 pages.

Il s'agit d'une trilogie terminée !

 

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